Jeudi 30 juin, les député/es doivent adopter ce projet en dernière lecture... s'ils parviennent à vaincre les pressions de l'Église catholique. Depuis 2004, le Vatican fait tout pour faire avorter la future loi. Encore préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Joseph Ratzinger avait déclaré qu'il était "destructeur pour la famille et la société" [1]. L'évêque de Mondoñedo-Ferrol avait ajouté que les homosexuel/les sont des "anormaux", des "virus" et des "dangers sociaux" [2] comparables à des "meurtriers" [3]. La Conférence épiscopale espagnole a distribué sept millions de dépliants dans les écoles et les églises [4], des maires appartenant au Parti populaire ont suivi l'appel de l'évêque de Castellón de la Plana à la "désobéissance civile" en annonçant qu'ils refuseraient de célébrer des mariages homosexuels [5], et le Conseil pontifical pour la famille a appelé à "ne pas prendre part à un délit qui représente la destruction du monde" [6] ! Aujourd'hui, "An nou allé !" et la Fédération des CGL dénoncent cette campagne antidémocratique et homophobe qui choque les citoyen/nes européen/nes. Particulièrement concerné par l'implication de l'Église catholique dans la permanence voire la virulence de l'homophobie aux Caraïbes et en Afrique, "An nou allé !", CGL Antilles-Guyane, Association des Afro-Caribéen/nes LGBT en France, interpelle la Conférence des évêques de France au nom de la Fédération des CGL : trouve-t-elle "inacceptable", comme la Conférence épiscopale espagnole [7], "que les homosexuel/les bénéficient pleinement de la dignité et des droits" ? Dès 2004, six associations LGBT espagnoles appelaient à l'apostasie, rappelant que l'Église catholique tirait sa légitimité du nombre de ses fidèles et que chaque nom inscrit sur ses registres de baptême cautionnait son discours (le Collectif LGBT de Madrid aurait recueilli 3.500 demandes, le Collectif gai de Barcelone 1.500, la Fédération nationale LGBT 1.500). Solidaires des démocrates espagnol/es, nos associations relaient cet appel en précisant qu'il ne s'agit pas de renoncer à des convictions qui relèvent de la conscience personnelle de chacun/e, mais de refuser d'être solidaire de la politique antidémocratique et homophobe de cette institution et de cet État : le Vatican. Jusqu'au 30 juin, les citoyen/nes français/es de confession
catholique ou baptisé/es tel/les peuvent soutenir les député/es
espagnol/es en signant cet appel sur ionOnline.com :
[a] Relais de l'appel à l'apostasie lancé dès 2004 par six associations LGBT espagnoles en réaction à la campagne antidémocratique et homophobe menée par l'Église catholique contre le projet de loi ouvrant le mariage et les droits parentaux aux couples de même sexe : Citoyen/ne français/e de confession catholique ou baptisé/e tel/le, résolu/e à lutter pour la démocratie et contre l'homophobie, je n'admets plus que le Vatican fasse obstacle à la reconnaissance des droits des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT). Tout particulièrement, je n'admets pas la campagne antidémocratique et homophobe que le Vatican et l'Église catholique espagnole mènent actuellement avec virulence pour faire avorter un projet de loi ouvrant le mariage et la parentalité aux homosexuel/es. Selon l'Église catholique, les homosexuel/les seraient des "virus" ! des "dangers sociaux" ! Ils et elles seraient comparables à des "meurtriers" ! Ils et elles n'auraient pas droit à la "pleine dignité" ! Selon l'Église catholique, il convient de distribuer sept millions de brochures dans les écoles et les églises pour s'opposer au respect d'une promesse électorale approuvée par le peuple souverain ! Selon l'Église catholique, la loi serait "un délit qui représente la destruction du monde" ! Ce déferlement de haine antidémocratique et homophobe m'amène à suivre l'appel à l'apostasie lancé en Espagne par six associations LGBT. En Espagne, l'Église catholique appelle à renoncer à la démocratie malgré les ravages de la dictature. En Europe, l'Église catholique appelle à renoncer aux droits des femmes malgré les ravages du sexisme. En Afrique, l'Église catholique appelle à renoncer au préservatif malgré les ravages du sida. En France, je renonce à l'Église catholique. J'apostasie. Il ne s'agit pas de renoncer à des convictions qui relèvent de ma seule conscience personnelle, mais de refuser de me solidariser plus longtemps avec la politique antidémocratique et homophobe de cette institution et de cet État : le Vatican. Conformément aux articles 38, 39 et 40 de la
loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative "à
l'informatique, aux fichiers et aux libertés", je demande
à mon évêché de baptême de radier mon
nom et toute autre donnée me concernant de tout registre des baptêmes
et de tout autre fichier manuscrit ou informatisé qu'il tiendrait.
Conformément aux mêmes dispositions et si une telle radiation
n'était pas possible en raison de la nature du support considéré,
je demande à mon évêché de baptême de
faire inscrire en marge de mon acte de baptême une mention indiquant
que j'ai apostasié en renonçant à mon baptême.
Conformément à l'alinéa 2 de l'article 40 de la loi
précitée, je demande à mon évêché
de baptême de me fournir à titre gracieux une attestation
confirmant cette radiation ou l'inscription de cette mention. Conformément
à l'alinéa 2°c de l'article 11 de la loi précitée
et si je devais ne pas recevoir cette attestation d'ici un mois, je serais
au regret de saisir la CNIL (Commission nationale de l'informatique et
des libertés) voire d'engager toute procédure nécessaire
pour obtenir le respect de ma volonté présentement exprimée. Je signe le présent texte en ligne (afin d'exprimer
publiquement ma réprobation de la politique antidémocratique
et homophobe de l'Église catholique) puis l'imprime, le signe et
l'envoie par lettre recommandée à mon évêché
de baptême (afin de donner l'effectivité voulue à
ma réprobation)./ Signature/ Nom/ Prénoms de baptême/
Date et lieu de naissance/ Date et lieu de baptême/ Date et lieu
de signature/ Adresse actuelle/ Adresse de mon évêché
de baptême (disponible sur le site Internet de la Conférence
des évêques en France) : Premier/es signataires : [1] Louis-Georges
Tin (baptisé en 1975 en Martinique, fondateur de la Journée
mondiale de lutte contre l'homophobie, président du CGL Antilles-Guyane,
"An nou allé !") ; [2] Julienilbert
René Gauthier (baptisé en 1984 dans les Ardennes, président
du CGL Reims, "Reims Liberté Gaie") ; [3] Éric
Maurice Eugène Lafontaine (baptisé en 1965 en Guyane, adhérent
du CGL Antilles-Guyane) ; [4] Alain Pierre Oncins (baptisé
en 1944 en Gironde, vice-président du CGL Antilles-Guyane) ;
[5] Xavier Marc Étienne Lauréote (baptisé en
1972 en Guadeloupe, adhérent du CGL Antilles-Guyane) ;[6] Joël
Élie Alfred Vanborre (baptisé en 1951 dans le Nord, trésorier
du CGL Lille, "J'En Suis, J'Y Reste") ; [7] Gildas
Xavier Marie Le Berre (baptisé en 1952 dans le Morbihan, adhérent
de Solidarité internationale LGBT, de l'Inter-LGBT et du CGL Paris) ;
[8] David Jean Souvestre (baptisé en 1981 dans la Moselle,
président de la LGP Lyon, secrétaire de la Coordination
InterPride France) ; [9] David Jean-Marie Malinowski (baptisé
en 1975 dans l'Indre, adhérent de Contact – Parents, familles,
amis de gais et de lesbiennes) ; [10] Brigitte Boucheron (baptisée
en 1948 en Charente-Maritime, présidente de Bagdam Espace lesbien) ;
[11] Olivier René Borel (baptisé en 1978 en Côte-d'Or,
trésorier de "Moove !", trésorier de la LGP
Lyon) ; [12] Lucien Denis (baptisé en 1969 en Martinique,
adhérent fondateur du CGL Antilles-Guyane). [b] Extraits de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés : Chapitre III : La Commission nationale de l'informatique et des libertés./ Article 11/ Modifié par Loi n°2004-801 du 6 août 2004 art. 3 (JORF 7 août 2004)./ La Commission nationale de l'informatique et des libertés est une autorité administrative indépendante. Elle exerce les missions suivantes :/ 1° Elle informe toutes les personnes concernées et tous les responsables de traitements de leurs droits et obligations ;/ 2° Elle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en oeuvre conformément aux dispositions de la présente loi./ A ce titre :/ a) .../ b) .../ c) Elle reçoit les réclamations, pétitions et plaintes relatives à la mise en oeuvre des traitements de données à caractère personnel et informe leurs auteurs des suites données à celles-ci ;/ d) .../ e) Elle informe sans délai le procureur de la République, conformément à l'article 40 du code de procédure pénale, des infractions dont elle a connaissance, et peut présenter des observations dans les procédures pénales, dans les conditions prévues à l'article 52 ;/ f) .../ g) Elle peut, dans les conditions définies au chapitre VII, prononcer à l'égard d'un responsable de traitement l'une des mesures prévues à l'article 45 ;/ h) .../ 3° .../ 4° ... Chapitre V : Obligations incombant aux responsables de traitements et droits des personnes./ Section 2 : Droits des personnes à l'égard des traitements de données à caractère personnel./ Article 38/ Modifié par Loi n°2004-801 du 6 août 2004 art. 5 (JORF 7 août 2004)./ Toute personne physique a le droit de s'opposer, pour des motifs légitimes, à ce que des données à caractère personnel la concernant fassent l'objet d'un traitement./ Elle a le droit de s'opposer, sans frais, à ce que les données la concernant soient utilisées à des fins de prospection, notamment commerciale, par le responsable actuel du traitement ou celui d'un traitement ultérieur./ Les dispositions du premier alinéa ne s'appliquent pas lorsque le traitement répond à une obligation légale ou lorsque l'application de ces dispositions a été écartée par une disposition expresse de l'acte autorisant le traitement. Article 39/ Modifié par Loi n°2004-801 du 6 août 2004 art. 5 (JORF 7 août 2004)./ I. - Toute personne physique justifiant de son identité a le droit d'interroger le responsable d'un traitement de données à caractère personnel en vue d'obtenir :/ 1° La confirmation que des données à caractère personnel la concernant font ou ne font pas l'objet de ce traitement ;/ 2° Des informations relatives aux finalités du traitement, aux catégories de données à caractère personnel traitées et aux destinataires ou aux catégories de destinataires auxquels les données sont communiquées ;/ 3° Le cas échéant, des informations relatives aux transferts de données à caractère personnel envisagés à destination d'un Etat non membre de la Communauté européenne ;/ 4° La communication, sous une forme accessible, des données à caractère personnel qui la concernent ainsi que de toute information disponible quant à l'origine de celles-ci ;/ 5° Les informations permettant de connaître et de contester la logique qui sous-tend le traitement automatisé en cas de décision prise sur le fondement de celui-ci et produisant des effets juridiques à l'égard de l'intéressé. Toutefois, les informations communiquées à la personne concernée ne doivent pas porter atteinte au droit d'auteur au sens des dispositions du livre Ier et du titre IV du livre III du code de la propriété intellectuelle./ Une copie des données à caractère personnel est délivrée à l'intéressé à sa demande. Le responsable du traitement peut subordonner la délivrance de cette copie au paiement d'une somme qui ne peut excéder le coût de la reproduction./ En cas de risque de dissimulation ou de disparition des données à caractère personnel, le juge compétent peut ordonner, y compris en référé, toutes mesures de nature à éviter cette dissimulation ou cette disparition./ II. - Le responsable du traitement peut s'opposer aux demandes manifestement abusives, notamment par leur nombre, leur caractère répétitif ou systématique. En cas de contestation, la charge de la preuve du caractère manifestement abusif des demandes incombe au responsable auprès duquel elles sont adressées./ Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas lorsque les données à caractère personnel sont conservées sous une forme excluant manifestement tout risque d'atteinte à la vie privée des personnes concernées et pendant une durée n'excédant pas celle nécessaire aux seules finalités d'établissement de statistiques ou de recherche scientifique ou historique. Hormis les cas mentionnés au deuxième alinéa de l'article 36, les dérogations envisagées par le responsable du traitement sont mentionnées dans la demande d'autorisation ou dans la déclaration adressée à la Commission nationale de l'informatique et des libertés. Article 40/ Créé par Loi n°2004-801
du 6 août 2004 art. 5 (JORF 7 août 2004)./ Toute personne
physique justifiant de son identité peut exiger du responsable
d'un traitement que soient, selon les cas, rectifiées, complétées,
mises à jour, verrouillées ou effacées les données
à caractère personnel la concernant, qui sont inexactes,
incomplètes, équivoques, périmées, ou dont
la collecte, l'utilisation, la communication ou la conservation est interdite./
Lorsque l'intéressé en fait la demande, le responsable du
traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur, qu'il a procédé
aux opérations exigées en vertu de l'alinéa précédent./
En cas de contestation, la charge de la preuve incombe au responsable
auprès duquel est exercé le droit d'accès sauf lorsqu'il
est établi que les données contestées ont été
communiquées par l'intéressé ou avec son accord./
Lorsqu'il obtient une modification de l'enregistrement, l'intéressé
est en droit d'obtenir le remboursement des frais correspondant au coût
de la copie mentionnée au I de l'article 39./ Si une donnée
a été transmise à un tiers, le responsable du traitement
doit accomplir les diligences utiles afin de lui notifier les opérations
qu'il a effectuées conformément au premier alinéa./
Les héritiers d'une personne décédée justifiant
de leur identité peuvent, si des éléments portés
à leur connaissance leur laissent présumer que les données
à caractère personnel la concernant faisant l'objet d'un
traitement n'ont pas été actualisées, exiger du responsable
de ce traitement qu'il prenne en considération le décès
et procède aux mises à jour qui doivent en être la
conséquence./ Lorsque les héritiers en font la demande,
le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur,
qu'il a procédé aux opérations exigées en
vertu de l'alinéa précédent. [c] Associations LGBT espagnoles
ayant appelé à l'apostasie : [d] Positions de la Fédération des CGL sur le mariage : Voir le communiqué de la Fédération
des CGL, d'Homo-Sphère et d'HomoLogué(e) n°IC/CP/05/25 – 17
mai 2005 – À l'occasion de la Journée mondiale de
lutte contre l'homophobie – Le gouvernement "mobilisé
contre l'homophobie"... y compris en étendant le PaCS à
la Nouvelle-Calédonie ? en ouvrant le mariage aux couples
de même sexe ? (De Nouméa à Paris, l'État
privilégie le "communautarisme hétérosexuel"
et divise la nation en prohibant les unions entres couple de même
sexe : le PaCS en Nouvelle-Calédonie, le mariage partout en
France. Onze mois après leur appel pour l'extension du PaCS à
l'ensemble du territoire national, un an après leur appel pour
l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, la Fédération
des CGL et Homo-Sphère reçoivent le soutien inattendu de
l'Hôtel Matignon, saisi par le président d'HomoLogué(e)) Voir le communiqué de la Fédération
des CGL et de David & Jonathan n°IC/CP/04/15 – 15 août
2004 – Suites de la controverse sur le mariage des couples de même sexe
– La Fédération des CGL et l'association "David
& Jonathan" regrettent la dérive de l'hebdomadaire chrétien
"La Vie" et dénoncent les propos homophobes de Tony Anatrella
(L'INTER CENTRES LGBT et DAVID & JONATHAN demandent un
entretien à Jean-Marie Colombani, président du groupe "La
Vie – Le Monde") Voir l'annexe n°A4 au procès-verbal des HUITIÈMES
RENCONTRES NATIONALES INTER CENTRES LGBT/ Samedi 12 et dimanche 13 juillet
2003/ Position incidente de David Auerbach, Secrétaire du CGL Paris,
le 22 août 2003 à 4h35 sur le "communautarisme"
LGBT - Notes prises par David Auerbach au cours du débat "Laïcité,
communautés et république" le 22 août lors
des Journées d'été des Verts - "Considérations
à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre
personnes homosexuelles" rendues publiques le 31 juillet 2003
par la Congrégation pour la doctrine de la foi (Curie romaine -
Vatican) - Neuf réactions aux "Considérations..."
(§CRA–41/45|§CRI–43) [e] Libre résumé
des "Considérations à propos des projets de reconnaissance
juridique des unions entre personnes homosexuelles" rendues publiques
le 31 juillet 2003 par le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation
pour la doctrine de la foi : "RÉSUMÉ SIMPLE-/
CONTRE LA LÉGALISATION DES UNIONS HOMOSEXUELLES -/ INTRODUCTION
- 1. L'homosexualité viole la loi morale naturelle. La légalisation
des unions homosexuelles menace la société. Les catholiques
et ceux qui veulent défendre la société doivent défendre
le mariage, fondement de la famille et de la société./ I.
LE MARIAGE EST SAINT - 2. L'Église propose sur le mariage une vérité
évidente et reconnue par toutes les cultures. Il a été
institué par Dieu entre deux personnes de sexe différent
qui collaborent avec lui à la génération et à
l'éducation de nouvelles vies. 3. Cette vérité naturelle
est confirmée par la Révélation où la sagesse
humaine originaire fait entendre la voix de la nature elle-même.
4. Le mariage est saint. L'homosexualité ferme l'acte sexuel au
don de la vie. Elle ne procède pas d'une complémentarité
affective et sexuelle véritable. Le jugement moral de l'Écriture
la condamne comme dépravation grave. Les hommes et les femmes qui
souffrent de cette anomalie n'en sont pas tous personnellement responsables :
ils doivent être accueillis avec compassion sans discrimination
injuste. Mais leur inclination est objectivement désordonnée
et leurs actes sont intrinsèquement désordonnés (ce
sont des péchés contraires à la chasteté)./
II. LES UNIONS HOMOSEXUELLES SONT MAUDITES - 5. Quand l'État tolère
les unions homosexuelles sans les légaliser, on témoignera
de la vérité morale intégrale en affirmant que leur
caractère immoral menace les jeunes générations.
Quand l'Etat projette de les légaliser, on rappellera que la tolérance
du mal est bien autre chose que son approbation. Quand l'Etat les a légalisé,
on refusera d'appliquer des lois si gravement injustes./ III. ARGUMENTATIONS
- 6. Selon la droite raison : Toute loi humaine n'est juste que si
elle respecte la loi morale naturelle. L'homosexualité doit rester
un fait privé. Si elle était approuvée par la loi
civile, elle deviendrait un modèle qui pervertirait la société.
7. Selon l'ordre biologique et anthropologique : Les unions homosexuelles
sont dépourvues de la dimension conjugale par laquelle les relations
sexuelles prennent une forme humaine et ordonnée au travers l'aide
mutuelle et la transmission de la vie. La fécondation artificielle
manquerait à la dignité humaine. L'adoption serait immorale
car l'absence de la bipolarité sexuelle provoque une croissance
anormale des enfants. 8. Selon l'ordre social : La société
survit grâce à la famille fondée sur le mariage. La
légalisation des unions homosexuelles nuirait au devoir de procréation
et d'éducation. Cette discrimination est acceptable car elle est
juste : les activités nuisibles ne doivent pas être
légalisées. 9. Selon l'ordre juridique : Le droit civil
reconnaît le mariage qui garantit la suite des générations.
Les unions homosexuelles sont contraires à l'intérêt
public. Les homosexuels peuvent recourir au droit commun pour leurs questions
juridiques d'intérêt privé./ IV. HOMMES POLITIQUES
CATHOLIQUES - 10. Si une loi légalisant les unions homosexuelles
est projetée, le parlementaire catholique doit voter contre un
texte aussi nuisible. Si une telle loi injuste est en vigueur, il doit
rendre un vrai témoignage à la vérité en l'abrogeant./
CONCLUSION - 11. L'Église respecte les personnes homosexuelles
mais ne peut approuver l'homosexualité ou la légalisation
des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois favorisent
le mariage. Légaliser les unions homosexuelles ferait d'un comportement
déviant un modèle qui violerait les valeurs fondamentales
de l'humanité." [f] Articles de la lettre quotidienne de Têtu consacrés à l'Espagne depuis le vote du 21 avril : 1er juin à 13h54 : "Espagne (Religion)/
Des évêques appellent à manifester contre le mariage
des homos/ Le cardinal Antonio Maria Rouco, archevêque de Madrid,
et l'êvêque de Malaga, Antonio Dorado, membres de la conférence
épiscopale, appelent à participer à la manifestation
organisée le 18 juin à l'appel du «Foro» de
la Famile, à Madrid, contre la loi qui modifie le code civil et
permettra le mariage des couples gay et lesbiens. Ainsi, malgré
son devoir de réserve, l'Église catholique prend position contre
le gouvernement espagnol. Antonio Maria Rouco a expliqué lancer
cet appel parce que «les initiatives de dialogue avec le gouvernement n'ont
pas été prises en compte et qu'elles ne le seront pas».
Les deux prélats considèrent que la loi ouvrant le mariage
aux couples du même sexe est «radicalement injuste et préjudiciable
au bien commun. Deux personnes du même sexe n'ont aucun droit de
se marier entre elles. L'État ne peut reconnaître un
droit inexistant à moins d'agir de manière arbitraire, ce
qui est contraire à ces compétences». Officiellement,
la Conférence épiscopale ne se prononcera pas en faveur
de cette manifestation mais laisse entière manoeuvre aux diocèses
pour mobiliser leurs troupes. Par ailleurs, le sénat a commencé
aujourd'hui l'examen du projet de loi qui sera ratifié le
30 Juin par le Parlement espagnol./ par Martine Audusseau" 31 mai à 13h05 : "Espagne (Législation)/
Homo et catho? C'est possible, disent les Espagnols/ Les 7e journées
de rencontres «Chrétiens & homosexualité»
organisées à Madrid ont permis aux participants de réaffirmer
qu'être membre d'une Église et militant homosexuel n'était
pas incompatible. Ils se disent néanmoins particulièrement
pessimistes quant à la hiérarchie de l'Église:
«Cela nous blesse, a déclaré Juan José Broch,
porte-parole des journées, faisant référence à
la manifestation prévue le 18 juin contre le mariage des couples
homosexuels, que des compagnons chrétiens s'unissent pour
manifester contre notre droit d'aimer.» Parallèlement, le
gouvernement espagnol vient de déclarer que lors de la renégociation sur
les accords qui lient le vatican et l'Espagne depuis 1979, il faudrait trouver
d'autres moyens de financer l'Église. Aujourd'hui, les dons volontaires accordés
par les contribuables sur leur feuille d'impôts rapportent
à peine 70% de l'argent versé par l'État espagnol,
contraint de mettre la main à la poche pour remplir ses obligations
vis à vis de l'Église. Enfin, les représentants
de plusieurs religions, islamique, protestante, juive, ont déclaré
qu'ils souhaitaient rester en marge des manifestations sur l'ouverture
du mariage aux couple gay et lesbiens, considérant «que certaines
religions veulent s'approprier le mariage en confondant l'institution
civile et religuieuse»./ par Martine Audusseau" 31 mai à 13h05 : "Vatican (Religion)/
Pas d'«alternative» au mariage et à la famille pour
Benoît XVI/ Dans une lettre adressée au cardinal Alfonso
López Trujillo, président du Conseil pontifical pour la
Famille, le pape affirme que «l'Église ne peut cesser d'annoncer
que, conformément aux plans de Dieu, le mariage et la famille sont
irremplaçables et n'admettent aucune autre alternative».
Benoît XVI confirme la tenue de la Journée mondiale des Familles
prévue du 4 au 9 juillet 2006 à Valence, en Espagne. «L'alliance
matrimoniale, par laquelle l'homme et la femme constitue une union pour
toute la vie, ordonnée de par sa nature au bien des conjoints et
à la génération et l'éducation des enfants,
est le fondement de la famille, patrimoine et bien commun de l'humanité»,
précise le pape, qui souhaite participer à cette rencontre.
Benoît XVI a par ailleurs rencontré officiellement son premier
élu gay, en la personne de Nichi Vendola, gouverneur de la région
des Pouilles (lire Quotidien du 5 avril). Dimanche, le pape a quitté
Rome pour la première fois depuis son élection il y a six
semaines. Lorsque l'hélicoptère s'est posé sur le
sol de Bari, où le pape devait prononcer une messe en plein air,
Nichi Vendola, qui se définit comme gay, catholique et communiste,
a accueilli le pape avec un grand sourire. La veille, pourtant, dans un
entretien à la presse locale, il avait une nouvelle fois remis
en cause la position de l'Église catholique sur l'ouverture du
mariage aux couples du même sexe./ par Judith Silberfeld" 31 mai à 13h05 : "Suisse (Religion)/
L'Église catholique chrétienne réaffirme son soutien
aux gays et aux lesbiennes/ À une semaine du vote sur le partenariat
enregistré, dix jours après avoir ordonné une seconde
femme prêtre, l'Église catholique chrétienne de Suisse
annonce vouloir trouver une forme de bénédiction pour les
couples homosexuels, renforçant ainsi son soutien aux gays et aux
lesbiennes. En 1999 déjà, elle s'était prononcée
pour la variante du partenariat enregistré lors de la consultation
qui a mené à la proposition de la loi actuelle. L'Église
catholique chrétienne s'est séparée de la romaine
il y a plus d'un siècle, au moment où l'infaillibilité
du pape était dictée. Ce schisme a permis à cette
e communauté d'évoluer indépendamment de Rome.
Elle compte 14.000 membres en Suisse./ par Frédéric Gloor" 26 mai à 14h34 : "Espagne (Médias)/
Une publicité homophobe publiée par le journal El Paìs/
Le quotidien El Paìs a publié «par inadvertance»
une publicité homophobe signée par l'association conservatrice
des pères et mères d'Espagne. Dans le texte, intitulé
«Alerte», on peut lire: «l'approbation de cette loi
sur le mariage homosexuel sera un attentat contre la famille, le mariage
est une institution unique de Dieu, le sida et d'autres maladies
vont proliférer, ou encore, les gays du monde entier chercheront
refuge en Espagne». L'association exige que les sénateurs
qui vont ratifier le projet de loi à la mi-juin votent contre la
loi et donnait le numéro de téléphone de l'institution
pour que les personnes intéressées puissent protester.
Cette publicité a suscité une levée de boucliers
dans une partie de la société espagnole, outrée de
tels propos. Les associations LGBT comme la fédération nationale
des lesbiennes, gays et transsexuels considère que le texte
diffusé : «frise l'injure, incite á la violence
et est anticonstitutionnel». La Federation Colegas demande au procureur
général de l'état,Cándido Conde-Pumpido, de
prendre des mesures contre l'association des pères et mères
d'Espagne pour apologie de l'homophobie. Le sénat s'est démarqué
aussitôt de cette publicité. Quant á la secrétaire au
plan sur le sida, Lourdes Chamorro, elle a qualifié la publicité
de dangereuse en relevant le regrettable amalgame fait entre homosexualité
et sida. Pour sa part, El Paìs parle de négligence
de ses services de contrôle et assure que l'incident ne se reproduira
pas./par Martine Audusseau" 25 mai à 14h03 : "Espagne (Société)/
Les homos appellent les contribuables à refuser de financer l'Église/
La Fédération nationale des lesbiennes, gays et transsexuels
(Felgt) a lancé un appel au boycott pour que les contribuables
renoncent à financer l'Église catholique. Les Espagnols
peuvent verser 0,52% de leur revenu à l'Église
ou à des oeuvres sociales sur leur déclaration d'impôts.
Et ce n'est pas rien, car le culte catholique reçoit 11,7 millions
d'euros par mois de l'État. La Fédération encourage
les Espagnols à destiner plutôt cet argent à des oeuvres
sociales. Pour mener la campagne, l'association va distribuer des
lettres, des autocollants et des cartes postales aux syndicats
et associations de femmes, de lutte contre le sida, contre les maladies
dont la guérison possible est associée à la recherche
sur les cellules souches... Un texte sera remis à la conférence
épiscopale, qui affirmera le mécontement de tous
ces collectifs qui se refusent á payer «l'impôt religieux»
et dénoncent l'attitude rétrograde de l'Église. Le
modèle de carte est disponible sur le site de la Felgt./ par
Martine Audusseau" 24 mai à 13h44 : "France (Société)/
Le mépris du collectif «Oui à la famille, non à
l'homofolie»/ Le Collectif «Oui à la famille, non à
l'homofolie», qui revendique 30.000 signatures à sa pétition
lancée il y a deux mois contre le mariage des couples homosexuels
et l'homoparentalité, n'hésite pas à écrire,
dans un communiqué, que «la Journée mondiale contre
l'homophobie, le 17 mai dernier, avait pour but réel la reconnaissance
sociale et légale des couples homosexuels», niant ainsi toute
réalité de l'homophobie en France et dans le monde, que
des enquêtes comme celle de Sos Homophobie par exemple et les nombreux
témoignages des gays et des lesbiennes mettent en évidence
tous les jours. Le collectif poursuit en affirmant que son opposition
à l'homosexualité est «confortée» par
l'appel lancé par le Vatican à «l'objection de conscience»
contre le mariage des couples gay et lesbiens en Espagne et l'annulation
du mariage de Bègles par la cour d'appel de Bordeaux. Suit une
litanie de propos rétrogrades: «Face à la banalisation
de l'homosexualité, le Collectif réaffirme le rôle
central et indépassable de la famille, comprise dans son acception
habituelle fondée sur l'ordre naturel de la Création, et
qui en fait la cellule de base de la société.» D'ailleurs,
ce collectif, qui semble proche des positions de Christine Boutin, utilise
ces arguments pour appeler à voter «non» au référendum
du 29 mai prochain, ce Traité «bafouant», selon lui,
la famille./ Ce à quoi ont déjà répondu plusieurs
pétitions lancées début avril par des militants LGBT
pour le «Non» , tels ceux du collectif Warning ou des Panthères
roses, où ils estiment justement que le projet de Constitution
européenne ne consacre absolument pas, ce qu'ils regrettent, le
droit pour les homos de se marier ou d'adopter des enfants, ces questions
continuant de relever des compétences nationales (lire aussi dans
Têtu n°101, actuellement en kiosque, un dossier sur la mobilisation
des homos pour le référendum du 29 mai)./ par Emmanuelle
Cosse" 23 mai à 14h29 : "Espagne (Association)/
L'homophobie, prochain combat des homos espagnols/ Le congrès de
la Felgt, la fédération nationale espagnole des lesbiennes,
gays et transsexuels qui a eu lieu du 20 au 22 mai, a permis de faire
le point sur les acquis récents et sur les combats à venir.
Les congressistes ont notamment insisté sur l'importance de la
future loi modifiant le code civil et permettant le mariage homosexuel.
À cette occasion, la secrétaire d'Etat auprès
de la famille, Amparo Valcarce, a annoncé que le gouvernement signerait
des accords avec des pays tiers afin de faciliter l'adoption d'enfants
étrangers. Par ailleurs, les intervenants ont rappellé
qu'il reste du chemin á faire vers l'égalité
dans une société où l'homophobie et la transphobie
existent encore. La présidente de l'association, Beatriz Gimeno,
a en effet annoncé que le prochain combat serait «la lutte
contre l'homophobie culturelle et pour les droits des transsexuels. il
y a eu trop de souffrance, de douleur, que l'on aurait pu éviter»./
par Martine Audusseau" 18 mai : "Espagne (Mariage)/ L'archevêque
de Madrid veut protéger «la dignité naturelle du mariage»/
Pour Antonio Maria Rouco, l'archevêque de Madrid, «la famille
traverse un des moments les plus difficiles de son histoire». Il
demande donc aux pouvoirs publics «de protéger la dignité naturelle
du mariage». Il estime en effet qu'en votant le texte de loi sur
le mariage des couples gay et lesbiens, le parlement prétend «se servir
de l'instrument noble que représente la loi humaine pour dénaturer
le mariage et la famille». Par ailleurs, d'après des
sources épiscopales, l'Église, sans y être représentée
officiellement, appelle les catholiques à suivre la manifestation
organisée le 18 juin à Madrid par le Foro de la famille
qui regroupe 5000 associations (soit quatre millions de personnes)
et qui défend la famille et ses valeurs confessionnelles. Selon
le président du Foro, José Gabaldon, «le mariage assure
la continuité de l'espèce et doit être défendu.
Le mariage homosexuel est clairement contraire à la Constitution».
Quant à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le Foro
s'y oppose totalement et fermement. Le mouvement associatif a recueilli
5000 signatures de parents opposés au projet de loi qui considèrent
qu'il n'y a pas eu de débat social sur le texte et que leur opinion
n'a pas été entendue./ par Martine Audusseau" 17 mai : "Espagne (Mariage)/ Le roi d'Espagne
n'est pas le roi des Belges/ Devant des journalistes italiens qui
l'interrogeaient pour savoir si son attitude face à la future
loi sur la mariage des couples homosexuels serait semblable à celle
du roi Baudoin qui, en 1990, avait abdiqué 36 heures pour éviter
de cautionner la loi sur l'avortement, le monarque espagnol Juan Carlos,
en voyage à Rome, a déclaré qu'il n'etait pas «le
roi des belges mais celui de l'Espagne». De la même façon,
la Zarzuela, le palais royal, a démenti que la conférence
épiscopale espagnole ait sollicité le roi d'Espagne
pour qu'il ne signe pas la future loi./ par Martine Audusseau" 9 mai : "Espagne (Mariage)/ L'offensive des
évêques contre le mariage des gays se poursuit/ Le projet
de loi autorisant les couples gay et lesbiens à se marier et à
adopter des enfants n'en finit pas de faire réagir la hiérarchie
catholique espagnole. Vendredi 6 mai, l'épiscopat a appelé
les catholiques «à s'opposer de façon claire et incisive»
au texte, qui selon eux constitue «un retour en arrière sur
le chemin de la civilisation». Dans un communiqué, ils estiment
que cette loi «n'aura pas le caractère d'une véritable
loi, car elle sera en contradiction avec la raison et la norme morale»,
et soutiennent que «chacun aura le droit de revendiquer l'objection
de conscience». «C'est notre devoir de parler avec clarté
quand en Espagne on prétend se mettre à l'avant-garde d'un
retour en arrière sur le chemin de la civilisation avec une disposition
légale sans précédent, qui porte préjudice
de façon grave aux droits fondamentaux du mariage, de la famille,
des jeunes et des éducateurs», poursuivent les prélats.
Les unions de couples du même sexe sont pour eux «une falsification
légale du mariage, aussi nuisible pour le bien commun, que peut
l'être la fausse monnaie pour l'économie d'un pays».
En réponse au communiqué des évêques, la porte-parole
du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, a affirmé que
les élus locaux pourront refuser de célébrer des
mariages entre homosexuels si cela va contre leurs principes moraux. Cependant,
elle a rappelé que les fonctionnaires sont obligés de mener
à bien les formalités exigées par la loi. Mme Fernandez
de la Vega a exprimé le respect du gouvernement pour la position
de l'Église catholique. Mais le parlement et l'Etat sont «ceux
qui légifèrent et prennent des décisions sur les
différentes formes de mariage civil», a-t-elle insisté.
La présidente de la fédération espagnole des lesbiennes,
gays et transsexuels, Beatriz Gimeno, a estimé que le communiqué
des évêques constituait une «insulte grave à
la démocratie et à la souveraineté populaire»,
dans des déclarations à l'agence Europa Press./ par Judith
Silberfeld" 6 mai : "Espagne (Politique)/ Pour Aznar, les
gays ne doivent pas imposer leurs idées/ La minorité gay
ne peut pas imposer ses critères aux autres. C'est en substance
ce qu'a déclaré l'ex-président du gouvernement espagnol,
José Maria Aznar, avant d'insister: «Le groupe des homosexuels
espagnols, malgré le respect que je lui porte, est minoritaire
et n'a pas le droit d'imposer ses idées aux autres.» José
Maria Aznar se sent menacé parce que selon lui, le mariage homosexuel
et l'union homosexuelle sont différents. Par ailleurs, le groupe
nationaliste catalan Convergencia y Unio (CIU) présentera au sénat
un amendement pour que les conseillers municipaux qui refusent de marier
des homosexuels ne soient pas poursuivis. Enfin, le «Foro»
espagnol de la famille a convoqué pour le 18 juin une manifestation
contre le projet de loi autorisant le mariage des couples gay et lesbiens.
José Gabaldo, le président du «Foro», considère
que «la nouvelle loi est une atteinte grave aux droits des mineurs
et de la famille»./ par Martine Audusseau" 6 mai : "Espagne (Homoparentalité)/ Deux
couples lesbiens obtiennent l'autorité parentale conjointe/ Les
tribunaux de Guernica et de Bilbao, au Pays basque, ont accordé
l'autorité parentale conjointe à deux couples lesbiens.
Les juges accordent ainsi l'adoption aux compagnes des mères biologiques
des enfants mineurs vivant dans le foyer des couples. Les enfants porteront
les noms des deux parents qui seront inscrits sur les registres d'état
civil comme le veut la loi. Pour les associations de gays et de lesbiennes,
ces décisions démontrent que des enfants peuvent se développer
parfaitement dans des familles homosexuelles. Le Pays basque, qui a adopté
un équivalent du Pacs, autorise l'adoption des enfants par des
couples du même sexe (lire Quotidien du 7 janvier)./ par Martine
Audusseau" 4 mai : "Espagne (Société)/ Nouvelle
attaque du Vatican contre les gays et les lesbiennes/ Dès le premier
jour ouvrable qui a suivi son entretien privé avec le nouveau pape
Benoît XVI, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, ministre de la Famille
du Vatican, a de nouveau fustigé la loi espagnole ouvrant le mariage
et l'adoption aux couples homosexuels. Ayant déjà appelé
le 22 avril les fonctionnaires espagnols à l'objection de conscience,
le cardinal colombien a parlé cette fois de «grave menace
contre la famille et la vie en raison d'une mauvaise interprétation
de ce que représente une majorité parlementaire et des lois
qu'elle peut autoriser». Semblant répondre aux autorités
espagnoles qui ont indiqué que l'objection de conscience n'avait
pas lieu d'être dans le cadre d'une loi démocratiquement
votée, le cardinal a ajouté qu'un «citoyen [avait]
toujours la possibilité d'y recourir sauf dans le cas d'un Etat
totalitaire». La Fédération des associations gay et
lesbiennes de Catalogne a dénoncé «une nouvelle ingérence
de la hiérarchie catholique qui témoigne d'un manque de
respect total vis-à-vis des citoyens». «Jamais durant
le franquisme la hiérarchie [catholique] n'a accusé la dictature
d'être totalitaire; au contraire le général Franco
avait le privilège d'entrer dans les églises sous un dais»,
a relevé la CGL. Selon un sondage diffusé lundi, 74,4% des
Espagnols estiment que la hiérarchie de l'Eglise est éloignée
de la réalité sociale./ par Judith Silberfeld" 3 mai : "Espagne (Mariage)/ Mariage symbolique
dans un village catalan/ Ce week-end du 1er mai, un mariage symbolique
a été célébré dans le village de Pontons
en Catalogne, e localité de 415 habitants. Il y a quelques
jours, son maire, de droite, Lluis Caldentey avait déclaré qu'il
refusait non seulement de célébrer des mariages homosexuels
mais que les homosexuels étaient des «tarés,
absolument limités pour procréer et éduquer».
En réponse, Les jeunesses socialistes de Catalogne ont organisé
ce mariage, encore symbolique, puisque la loi n'est pas encore entrée
en vigueur. L'union de deux jeunes gays a été célébrée
par les conseillers municipaux socialistes de plusieurs communes environnantes.
Un communiqué a été lu durant la cérémonie
dénoncant les discriminations dont sont victimes les gays et les
lesbiennes. Et bien sûr, rien n'a manqué á la fête,
ni les confettis, ni le bouquet de fleurs, ni les applaudissements des
habitants de Pontons venus en voisins féliciter les époux,et
qui voulaient se démarquer des propos de leur maire./ par Martine
Audusseau" 2 mai : "Espagne (Mariage)/ La Fondation Triangulo
mobilise les sénateurs/ La Fondation Triangulo pour l'égalité
sociale des gays et des lesbiennes envoie lettre et courrier électronique
pour mobiliser les sénateurs et les sénatrices sur le projet
de loi sur le mariage des couples homosexuels qui passera prochainement
au sénat. La Fondation demande à tous de voter pour le projet
de loi et à ceux qui doutent de leur vote de s'abstenir. D'après
Miguel Angel Sanchez Rodriguez, président de la Fondation, «le
Parti populaire, la droite conservatrice, doit se résigner à
être le parti anti-progrès, machiste, confessionnel et homophobe
que quelques-uns de ses leaders défendent… Le parti ne semble
pas écouter la société, l'opinon de la hiérarchie
écclésiastique les intéresse plus surtout lorsque
celle-ci appelle à désobéir aux lois et à
la constitution». Pour participer à cette mobilisation: correo@fundaciontriangulo.es/
par Martine Audusseau" 2 mai : "Espagne (Sondage)/ 56,9% des Espagnols
en faveur du mariage des homosexuels/ 56,9% des Espagnols sont favorables
au mariage des couples homosexuels, 32,2% se déclarent opposés
au projet de loi, 10,9% n'ont pas d'opinion ou ne répondent pas.
L'enquête a été réalisée en octobre
et novembre 2004 par le centre d'investigation sociologique, le CIS. Le
sondage révèle aussi que 42,4% des Espagnols sont plus ou
moins d'accord pour que les couples homosexuels adoptent des enfants.
Pour 63,7% des personnes interrogées, l'important c'est le bien-être
des enfants et non l'appartenance sexuelle des parents. Enfin, 61%
des Espagnols reconnaissent qu'ils ne suivent jamais les recommandations
de l'Église catholique en matière de relations matrimoniales./
par Martine Audusseau" 28 avril : "Espagne (Mariage)/ Les associations
gay et lesbiennes indignées/ Les associations de gays et de lesbiennes
espagnoles s'indignent des propos sur la célébration des
mariages de couples homosexuels du cardinal archevêque de Barcelone,
Ricard Maria Carles. Expliquant que suivre la loi plutôt que sa
conscience «[menait] à Auschwitz», il avait déclaré:
«Les gens qui ont fait Auschwitz n'étaient pas des délinquants,ils
ont cru ou on les a obligés à obéir aux lois du
gouvernement nazi contre leur conscience». «Des milliers de
gays et de lesbiennes sont morts dans les camps de concentration comme
celui d'Auschwitz, ont répondu les collectifs LGBT. Cela suffit
de disqualifier le débat législatif, c'est une
insulte pour les milliers de citoyens dont la grande erreur est d'aimer
de manière différente.» Par ailleurs, Ana Botella,
conseillère municipale de la mairie de Madrid chargée des
affaires sociales, très proche des milieux les plus réactionnaires
de l'Église catholique, Les Légionnaires du Christ, accessoirement
épouse de l'ex-président du gouvernement José Maria
Aznar, intervient dans le débat. «Moi, personnellement,
je ne marierai pas un couple homosexuel, a-t-elle déclaré
à un journal italien. Le Premier ministre José Luis Rodriguez
Zapatero a modifié la loi pour complaire au puissant lobby homosexuel.»/
par Martine Audusseau" 27 avril : "Espagne (Société)/
Mariage gay: Suivre la loi plutôt que sa conscience «mène
à Auschwitz», selon un cardinal/ Alors que les maires conservateurs
de plusieurs capitales de provinces espagnoles ont annoncé qu'ils
refuseraient de marier des couples du même sexe malgré l'adoption
de la loi par les députés la semaine dernière, ils
ont reçu un soutien de poids, celui du cardinal Ricard Maria Carles.
«Si l'on fait prévaloir l'obéissance à la loi
sur l'obéissance à la conscience, cela mène à
Auschwitz, a déclaré hier soir, mardi 26 avril, l'archevêque
à la retraite de Barcelone à la chaîne de télévision
TV3. Ceux qui ont fait Auschwitz n'étaient pas des délinquants,
mais des gens qu'on avait contraints ou qui pensaient qu'ils devaient
obéir aux lois du gouvernement nazi, plutôt qu'à leur
conscience.» Le Vatican, en la personne du cardinal Alfonso Lopez
Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, avait
appelé vendredi les fonctionnaires espagnols à «l'objection
de conscience». Le ministre socialiste de la Justice, Juan Fernando
Lopez Aguilar, a répondu que l'objection de conscience n'avait
«pas lieu d'être» dans le cadre d'une loi votée
par le Parlement./ par Judith Silberfeld" 22 avril : "Espagne (Mariage)/ Les homosexuels
espagnols pourront se marier avant l'été/ Le combat est
gagné. Les députés espagnols ont voté le projet
de loi sur le mariage des couples homosexuels, par 183 pour, 136 contre
et 6 abstentions. Avant l'été, la loi entrera en vigueur
après une navette parlementaire au sénat qui devrait entériner
la décision parlementaire. Désormais, le code civil espagnol
considère que «le mariage répondra aux mêmes
conditions et effets que les contractants soient du même sexe ou
d'un sexe différent». La loi met un terme à la discrimination
sexuelle et reconnait les mêmes droits pour tous, qu'il s'agisse
de pension alimentaire, d'héritages, de l'adoption des enfants
ou du partage de l'autorité parentale sur les enfants naturels
d'un des membres du couple. Le ministre de la Justice Juan Fernando Lopez
Aguilar qui a défendu le texte a déclaré qu'«il
dépasse les barrières de la discrimination, et impose le
libre choix dans la recherche du bonheur». Les associations homosexuelles
se félicitent de ce vote et ont organisé de nombreuses
manifestations pour fêter l'événement. L'adoption
de ce texte ne fait cependant évidemment pas l'unanimité.
À Rome, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du
Conseil pontifical pour la famille, a déclaré que les chrétiens
ont «le devoir de s'opposer» à cette loi «injuste».
«Nous ne pouvons pas imposer des choses injustes aux peuples. Au
contraire, parce qu'elles sont injustes l'Église appelle avec urgence
à la liberté de conscience et au devoir de s'y opposer»,
a déclaré le cardinal colombien dans une interview vendredi
au Corriere della Sera. Interrogé sur la conduite que devraient
tenir les conseillers municipaux, chargés de célébrer
ces mariages, le cardinal a assuré que tous devraient appliquer
l'objection de conscience, y compris s'ils devaient pour cela perdre leur
emploi. «Je parle de toutes les professions qui auraient un lien
avec l'application (de la loi, ndlr): ils doivent exercer la même
objection de conscience demandée aux médecins et infirmières
contre un crime comme l'avortement», a déclaré le
haut prélat. Mgr Trujillo a néanmoins aussi tenu à
souligner que l'Église «n'accepte pas que les homosexuels
fassent l'objet de plaisanteries, d'insultes ou d'expressions inhumaines.
Ce sont des personnes qui méritent tout notre amour, notre soutien
et notre aide». «Il faut saluer cet acte de courage politique
qui consiste à abolir toute discrimination dans l'accès
aux différentes institutions, y compris celle du mariage dans le
droit fil des droits et des libertés que la gauche doit sans cesse
affirmer et développer», a en revanche commenté, dans
un communiqué, le député français Gaëtan
Gorce (PS)./ par Martine Audusseau" 20 janvier : "Espagne (Mariage)/ Une instance
consultative demande le retrait du projet de loi sur le mariage/ La commission
d’études du conseil général du pouvoir judiciaire
a approuvé un document juridique opposé au projet de loi
sur le mariage de couples homosexuels. Le gouvernement avait refusé
de présenter ce texte au conseil général du pouvoir
judiciaire, instance consultative, parce que la majorité de ses
membres est proche de la droite conservatrice et du Parti populaire de
l’ex-président du gouvernement José Maria Aznar. Il
ne se faisait aucune illusion sur les conclusions qui pourraient être
émises. Le conseil général du pouvoir judiciaire
a malgré tout décidé de donner son avis sur la constitutionnalité
du texte et l’étude a été rédigée
par José Luis Requero, magistrat de carrière et membre reconnu
de l’Opus Dei. Le texte fait frémir. Si José Luis
Requero y fait l’apologie du mariage hétérosexuel,
il considère qu’autoriser le mariage homosexuel est un changement
radical, comme «le serait celui d’appeler mariage l’union
de plus de deux personnes ou celle d’un homme et d’un animal».
Pour Requero, «le mariage hétérosexuel ne répond
pas à une option idéologique mais à la simple constatation
d’une réalité anthropologique, qui concerne entre
autres la procréation, puisque les couples homosexuels sont stériles
et incapables de se reproduire». Requero suggère le retrait
pur et simple du projet de loi, bien qu’il admette la possibilité
de réguler les unions homosexuelles en dehors du mariage. Pour
sa part, le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille et a décidé
contre vents et marées conservateurs de mener à bien le
projet. Retravaillé, ce dernier obligera à un certain nombre
de modifications du code civil, dont l’article 44 qui sera rédigé
de la manière suivante : «L’homme et la femme
ont le droit de se marier. Le mariage, les droits et devoirs qui en découlent
seront reconnus que les conjoints soient du même sexe ou de sexe
différent.» La loi sur l’ouverture du mariage aux couples
gay et lesbiens pourrait entrer en vigueur avant la fin de l’année.
D’autre part, le gouvernement étudie une loi d’identité
de genre, qui permettrait aux personnes transsexuel(le)s l’inscription
du nom et du sexe sur les registres d’état civil./ par Martine
Audusseau" 12 janvier : "Espagne (Religion)/ L’Église
continue son offensive contre le mariage gay/ La fondation Triangulo pour
l'égalité sociale des gays et des lesbiennes de Valence
appelle l'opinion publique à se manifester contre la hiérarchie
ecclésiastique, qui ne cesse, par voie de presse, de lancer des
diatribes rétrogrades et intransigeantes contre le projet de loi
du gouvernement sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels.
L’association considère que non contente de financer une
campagne contre la future loi, l'Église espagnole ne cesse d'insulter
les gays et les lesbiennes en les traitant «de dégénérés,
de pervertis, et finalement de délinquants». pour Rubén
Soler, président de la Fondation à Valence, «non seulement
la hiérarchie ecclésiastique se déshonore mais elle
souffre de sénilité, en maintenant cette attitude rétrograde
depuis de siècles mais aussi pour les perles qu'elle offre chaque
jour à la presse»./ par Martine Audusseau" 29 décembre : "Espagne (Mariage)/ L’Eglise
continue son offensive contre le mariage homo/ La Conférence Episcopale
espagnole a rendu public le 26 décembre un document dans lequel
elle juge l'homosexualité «intrinsèquement mauvaise
du point de vue moral» et refuse aux homosexuels tout droit
au mariage et à l'adoption. «La tendance homosexuelle, même
si elle ne relève pas du péché doit être considérée
objectivement comme un trouble», affirme le document des évêques,
publié sur leur site internet (www.conferenciaepiscopal.es) et
intitulé «Homme et Femme il les a créés».
«On ne peut choisir entre être homme ou femme» affirme
l'Eglise, selon laquelle «la différence sexuelle nous est
donnée», et qui qualifie d' «erroné»
le concept d' «orientation sexuelle». Le gouvernement
socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a adopté en octobre
un projet de loi autorisant le mariage et l'adoption pour les couples
homosexuels, qui devrait entrer en vigueur en 2005. Projet de loi auquel
ne cesse de s’opposer l’Eglise Catholique Espagnole.
Le document des évêques affirme que le mariage est «toujours
et uniquement l'union d'un homme et d'une femme». «Deux
personnes du même sexe n'ont aucun droit à contracter un
mariage. L'Etat, pour sa part, ne peut reconnaître ce droit qui
n'existe pas, sauf à agir de façon arbitraire»,
affirment-ils dans ce texte. (Avec AFP)/ par Quotidien" 20 décembre : "Espagne (Religion)/ Une
campagne contre l’opposition de l’Église au mariage
gay/ La fédération chrétienne des lesbiennes et des
gays, avec l'appui du gouvernement autonome catalan, a lancé une
campagne pour critiquer la hiérarchie ecclésiastique qui
s'oppose au mariage des couples du même sexe. La campagne prévoit
la distribution de cartes postales et la diffusion de messages par internet.
L'accroche publicitaire et revendicatrice de la campagne n'est pas sans
allusion. Sous le slogan «Une autre Église est possible»,
deux femmes se tiennent par l'épaule ; l'une d'elles est une prêtresse
et l'autre porte un enfant. En fond, un poster d'un christ aux traits
modernes semble bénir et se réjouir de cette scène.
5000 cartes de ce type devraient être distribuées./ par Martine
Audusseau" 20 décembre : "Espagne (Mariage)/ Les
réserves du Conseil d’État sur le mariage gay/ Le
projet de loi sur le mariage des couples homosexuels n'est pas anticonstitutionnel
mais, comme l'affirme le Conseil d'État espagnol au pouvoir consultatif,
si le gouvernement peut légiférer et réguler les
unions gay et lesbiennes comme le mariage hétérosexuel,
cette nouvelle institution doit être différente. Pour le
Conseil d’État, les unions homosexuelles sont un modèle
différent de cohabitation et en conséquence nécessitent
un traitement juridique distinct. De même, le Conseil considère
que supprimer les références à l'homme et à
la femme dans le code civil est une erreur, car «le mariage est
intrinsèquement hétérosexuel». Le gouvernement
devrait prendre en compte certains aspects techniques des recommandations
du Conseil d'État mais ne renoncera pas à son projet de
loi./ par Martine Audusseau" 23 novembre : "Espagne (Société)/
Mariage pour les couples du même sexe, «destructeur»
selon le cardinal Ratzinger/ Joseph Ratzinger, le préfet de la
congrégation pour la doctrine de la foi auprès du Saint
Siège á Rome, l'un des piliers de la doctrine religieuse
auprès du pape, a accordé une interview au journal El País.
Concernant le mariage des homosexuels, le prélat a déclaré
«Si nous devons reconnaître que ces personnes souffrent et
veulent trouver une manière de vivre ensemble adéquate,
créer la forme juridique d'une espèce de mariage homosexuel
n'aidera pas ces personnes. Cette formule est destructrice pour la société
et la famille.»/ par Martine Audusseau" 5 novembre : "Espagne (Religion)/ Un prêtre
gay dénonce l’hypocrisie de l’Église/ José
Mantero, ce prêtre dans la province de Huelva suspendu de ses fonctions
pour avoir déclaré son homosexualité, vient de publier
un ouvrage intitulé Le quart obscur de l'Église, dans lequel
il dénonce les lobbies homosexuels au sein de l’Église
et les communautés religieuses où l'homosexualité
serait tolérée et, d'après lui, acceptée.
Ainsi, raconte le prêtre, «les supérieurs des couvents
feraient en sorte de ne pas séparer les moines en couple pour éviter
les déchirements et les traumatismes d'une rupture». Selon
lui, «les chambres des rectorats, les cellules des couvents, les
alcôves épiscopales sentent la semence répandue, le
sperme clandestin, le sexe occulte». José Mantero dénonce
la morale à double vitesse, l'opacité et l'hypocrisie de
l'église, et lutte pour mettre fin au célibat des prêtres
obligatoire, dit-il, et contre-nature./ par Martine Audusseau" 1er octobre : "Espagne (Mariage)/ Le gouvernement
présente son projet de loi sur le mariage des homosexuels/ Le projet
de loi présenté au conseil des ministres de ce vendredi
1er octobre propose une réforme du Code civil qui permettra le
mariage des couples homosexuels. Une dizaine d’articles de ce code
devraient être modifié permettant ainsi aux homosexuels de
bénéficier des mêmes droits que tous en matière
fiscale et sociale, par exemple en cas de successions, de maladie, de
veuvage, de divorce et d’adoption. En fait, le Code civil disposera
que l’identité sexuelle des conjoints n’empêche
pas le mariage et les mentions «homme» ou «femme»
seront remplacées par «conjoint» ou «parents»
selon les articles. La loi sera discuté au Parlement et devrait
entrer en vigueur au printemps prochain. Mercredi, le Parti
populaire (PP, droite) s'est déclaré favorable à
la création d'une union civile qui concèderait aux homosexuels
les mêmes droits qu'à un couple hétérosexuel
marié, hormis le droit d'adoption./ par Martine Audusseau" 27 septembre : "Espagne (Religion)/ Le mariage
des homosexuels, «fausse monnaie» et «virus» selon
l'Église/ Quelques jours après avoir appelé les catholiques
à manifester contre certaines initiatives légales du gouvernement
socialiste, notamment l’ouverture du mariage aux des couples homosexuels,
l'Église catholique espagnole a qualifié cette ouverture
de «fausse monnaie» et de «virus». En autorisant
le mariage des couples gay et lesbiens, «on aura introduit dans
le corps social une fausse monnaie par la force de la loi», a déclaré
ce matin, lundi 27 septembre, le porte-parole de la conférence
épiscopale espagnole, Juan Antonio Martinez Camino. La légalisation
du mariage entre homosexuels revient «à imposer à
la société un virus, quelque chose de faux, qui aura des
conséquences négatives sur la vie sociale», a-t-il
ajouté lors d'un entretien diffusé par la télévision
publique espagnole. Le mariage des homosexuels, défendu personnellement
par le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, fait
l'objet d'un projet de loi qui sera approuvé le 1er octobre en
conseil des ministres et deviendrait réalité dès
2005. Selon un sondage publié en juillet, 66,2% des Espagnols interrogés
y sont favorables (avec AFP)./ par Judith Silberfeld" http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_pays.php?id_pays_news=56&nom_pays=Espagne [g] Dépêche LatinReporters.com
du 27 avril 2005 à 01h21 : "Espagne : rébellion
de maires contre le mariage homosexuel/ MADRID (LatinReporters.com) -
Espagne de droite contre Espagne de gauche : un vent de rébellion
de maires conservateurs risque de déboucher sur la désobéissance
civile prônée par le Vatican contre le mariage homosexuel,
avec droit à l'adoption d'enfants, approuvé la semaine dernière
à Madrid par 57% des députés./ A Rome, le cardinal
colombien Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical
pour la famille, avait invité "tous les chrétiens à
s'opposer à cette loi injuste", recourant à "l'objection
de conscience", fût-ce au risque "de payer le prix le
plus élevé, incluant aussi la perte de l'emploi"./
Cet appel du Vatican à la désobéissance civile des
Espagnols était lancé dans une interview au journal italien
Corriere della Sera, le 22 avril, au lendemain même du vote des
députés espagnols. L'appel a été entendu./
Les maires de plusieurs capitales espagnoles de province lient en effet
leur foi catholique à l'objection de conscience. Dans la foulée
de Francisco Javier Leon de la Riva, maire de Valladolid, d'autres maires
du Parti populaire (PP, conservateur) font souffler un vent de rébellion
à Avila, Burgos et Leon (la ville de José Luis Rodriguez
Zapatero, président du gouvernement socialiste), ainsi que dans
une dizaine de localités plus modestes./ Le maire de Valladolid
affirme qu'il ne mariera pas les homosexuels et qu'il se refusera à
déléguer à tout autre responsable municipal la faculté
d'unir des couples de gays ou de lesbiennes. Dans les autres villes où
gronde la rébellion, les maires expriment leur hostilité
à la nouvelle loi, mais réservent leur attitude finale,
précisant qu'ils "agiront selon leur conscience" lorsque
la loi entrera en vigueur, probablement en juin./ D'ici là, des
juges conservateurs auront peut-être saisi le Tribunal constitutionnel
pour tenter de torpiller le mariage homosexuel. Par ailleurs, le cap du
Sénat, place forte conservatrice, sera plus difficile à
franchir que celui du Congrès des députés. D'autant
plus qu'un sénateur socialiste très en vue, Francisco Vazquez,
maire de la ville galicienne de La Corogne, prévient qu'il ne votera
pas la nouvelle loi forgée par son propre parti. Quelques élus
nationalistes basques et catalans s'y opposent aussi./ Il est peu probable
que le vent de rébellion de maires conservateurs devienne tempête
et s'étende à toutes les mairies contrôlées
par le PP, soit quasi la moitié de celles d'Espagne. Madrid, joyau
du Parti populaire, limitera ce risque. Son maire, Alberto Ruiz Gallardon,
enfant terrible des conservateurs, s'est toujours refusé à
discriminer les homosexuels./ "L'Espagne n'est plus un pays confessionnel"
rappelle le chef du gouvernement socialiste, M. Zapatero. Le mariage homosexuel
figurait dans le programme électoral avec lequel il gagna les législatives
de mars 2004./ Son ministre de la Justice, le socialiste Juan Fernando
Lopez Aguilar, clame que la loi doit être respectée par tous.
Des associations de gays et de lesbiennes exhortent pour leur part le
gouvernement à protester par voie diplomatique contre "les
prétentions dictatoriales du Vatican"./ En Europe, seuls les
Pays-Bas et la Belgique permettent aujourd'hui le mariage entre personnes
du même sexe. Le projet de loi espagnol va plus loin que dans ces
deux pays, puisqu'il permet l'adoption d'enfants par des couples homosexuels,
adoption non autorisée en Belgique et moins ouverte aux Pays-Bas
qu'elle ne le sera en Espagne./ Les homosexuels mariés jouiront
de tous les droits liés au mariage traditionnel, notamment en matière
d'héritage, de pension ou d'accès à la nationalité.
Les adversaires de la nouvelle loi estiment, comme le Conseil d'Etat,
que la plupart de ces avantages pourraient être garantis en légalisant
une union qui ne serait pas le mariage./ Outre l'Eglise catholique, les
dignitaires en Espagne des confessions protestante, juive et orthodoxe
ont également condamné le mariage homosexuel./ En novembre
dernier, le cardinal Ratzinger, devenu depuis Benoît XVI en succédant
au pape Jean Paul II, estimait que ce mariage détruira la famille
en Espagne./ La simplification du divorce, la recherche sur les cellules
souches, la réduction dans les écoles du poids de l'enseignement
de la religion, l'incertitude sur le financement de l'Eglise catholique
en Espagne, ainsi que les débats sur une future libéralisation
accrue de l'avortement et sur une éventuelle légalisation
de l'euthanasie sont autant de dossiers qui compliquent aussi les relations
entre le Vatican et le gouvernement socialiste espagnol de M. Zapatero./
LatinReporters.com est un collectif de journalistes qui analysent l'actualité
latino-américaine et espagnole. Le texte de cet article peut être
reproduit aux conditions explicitées sur le site www.latinreporters.com" [h] Crédit photographique :
Happening de Couleurs Gaies, CGL de Metz - 30 août 2003 - ©
2003, Couleurs Gaies. L'INTER CENTRES LGBT fédère
les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 30 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Massy, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles. Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi ou trans à travers toute la France. Ils accueillent environ 30.104 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 21 Membres). L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le SNEG et par Connection. Elle est membre du Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations et des Gais et lesbiennes branchés.
PRESS RELEASE No.IC/CP/05/28 Marriage and Parenthood (A year after the marriage at Bègles sparked off a huge debate in France, Spain is getting ready to extend marriage and parenthood rights to homosexuals. The Catholic Church is leading an undemocratic and homophobic campaign in opposition to this. Spanish LGBT associations have called upon people to leave the Church. In an act as much of solidarity as of looking to the future, the Antilles-Guyane GLC and the Federation of GLCs are bringing their initiative to France on ionOnline.com) On the 19th of April, history took a step backwards in France when the Bordeaux Court of Appeal invalidated the marriage celebrated at Bègles on the 5th of June 2004. At the Vatican Cardinal Ratzinger became Pope Benedict XVI. Two days later, history moved forward in Spain when MPs kept an electoral promise approved by the people on the 14th of March 2004 by adopting a law which is set to make Spain the third country in Europe to open up marriage to couples of the same sex, and the second to allow a complete equality to different sex couples, including rights to adoption. The MPs are due to adopt this law at its last reading on Thursday the 30th of June. Ever since 2004, the Vatican has done everything to stop it. While he was still Prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, Joseph Ratzinger declared that it was "destructive of the family and society" [1]. The Bishop of Mondoñedo-Ferrol added that homosexuals were "abnormal", "a virus" and "a danger to society" [2] comparable to "murderers" [3]. The Spanish Bishops' Conference has distributed seven million pamphlets in schools and churches [4], mayors belonging to the Popular Party have followed the call to "civil disobedience" made by the Bishop of Castellón de la Plana by announcing that they will refuse to celebrate the marriage of homosexuals [5], and the Pontifical Council for the Family has called on all "not to take part in a crime which represents the destruction of the world" [6] ! "An nou allé !" and the Federation of GLCs condemn this undemocratic and homophobic campaign which is shocking to the citizens of Europe. Being particularly concerned by the Catholic Church's implication in the continuing, indeed virulent, homophobia in the Caribbean and Africa, "An nou allé !", Antilles-Guyane GLC, the Afro-Caribbean LGBT association in France, challenged the Bishops' Conference in the name of the Federation of GLCs - does it, like the Spanish Bishops' Conference [7], find it "unacceptable that homosexuals benefit fully from dignity and rights"? From 2004, six Spanish LGBT associations have been calling on people to leave the Church, pointing out that it derives its legitimacy from the number of its adherents. Every name written in its Registers of Baptism lends support to its teaching. (The Madrid LGBT Collective has received some 3,500 requests, the Gay Collective of Barcelona 1,500 and the National LGBT Federation 1,500). Side by side with Spanish democrats, our associations are passing on this appeal. It explains that this is not a matter of anyone renouncing convictions deriving from their conscience, but of refusing to support the antidemocratic and homophobic policies of a particular institution and State - the Vatican. French citizens who are Catholic, or who have been baptised
as such, and who are determined to fight for democracy and against homophobia,
will find the necessary information to respond to this appeal on ionOnline.com: [a] We pass on the appeal to leave the Church launched in 2004 by six Spanish LGBT associations: As a French Citizen who is a Catholic or who has been baptised as such, and who is determined to fight for democracy and against homophobia, I will no longer put up with the Vatican being an obstacle in the way of the recognition of the rights of lesbians, gays, bi's and trans' (LBGT). More particularly, I do not support the undemocratic and homophobic campaign which is the Vatican and the Spanish Church are currently conducting with such virulence to stop the proposed law which opens up marriage and parenthood to homosexuals. According to the Catholic Church, homosexuals are supposed to be "a virus", "dangers to society"! They are comparable to "murderers"! They should not have the right to "full dignity". According to the Catholic Church, it is appropriate to distribute seven million pamphlets in schools and churches to put themselves in opposition to an electoral promise approved by the sovereign people! According to the Catholic Church the law will be "a crime representing the destruction of the world"! This stream of undemocratic and homophobic hatred has led me to respond to the appeal launched in Spain by six LGBT associations by leaving the Church. In Spain, the Catholic Church appeals for democracy to be renounced, despite the ravages of the time of dictatorship. In Europe, the Catholic Church appeals for the rights of women to be renounced in spite of the ravages of sexism. In Africa, the Catholic Church appeals for condoms to be renounced in spite of the ravages of AIDS. I hereby leave the Church. It is not a matter of giving up convictions based on my conscience, but of refusing any longer to support the undemocratic and homophobic policies of this institution and State - the Vatican. In accordance with articles 38, 39 and 40 of Law No.78-17 of the 6th of January 1978 as modified concerning "information technology, files and freedom", I demand that the diocese where I was baptised remove my name and all data concerning me from any Register of Baptism and any other file, written or electronic, it may hold. In accordance with the same regulations, if such eradication is not possible because of the huge resources needed, I demand that the diocese of my baptism writes in the margin of my Baptismal Entry a comment which indicates that have left the church by renouncing my baptism.. In accordance with paragraph 2c of article 11 of the said law, if I do not receive confirmation of this within a month, I shall regretfully have to inform CNIL (National Committee on Freedom of Information) or indeed take any steps necessary to have my wishes, here expressed, fully respected. I will sign the present text online (so as to express publicly my repudiation of the undemocratic and homophobic policies of the Catholic Church), then print it off by registered post to my baptismal diocese (so as to give the desired effectiveness to my denunciation). Signature/Name/Forenames/Date and place of birth/ Date and place of baptism/Date and place of signature/Current address/ Address of my diocese of baptism (available on the Internet site of the French Bishops Conference). Among the signatories are Louis-Georges Tin (founder
of the International Day of Struggle against Homophobia and president
of "An nou allé !", baptised in 1975 in Martinique). [d] Positions of the Federation of GLCs on marriage: See the press release of the Federation of GLCs, Homo-Sphère
and HomoLogué(e) No.IC/CP/05/25 – 17th of May 2005 –
At the time of the International Day Against Homophobia – The government
"takes action against homophobia"... including extending Civil
Partnerships to New Caledonia? opening up marriage to same-sex couples?
( From Nouméa to Paris, the Government "supports heterosexual
privilege" and fragments the nation by forbidding unions between
couples of the same sex. Civil Partnerships in New Caledonia and marriage
throughout France!. Eleven months after their call for the extension of
Civil Partnerships to the whole national territory, one year after their
call for the opening up of marriage to couples of the same sex, the Federation
of GLCs and Homo-Sphère received the unexpected support of the
Prime Minister's office, on being challenged by the president of HomoLogué(e) See the press release of the Federation of CGLs and David
& Jonathan No. IC/CP/04/15 – 15th of August 2004 – Following
the controversy on marriages of same-sex couples – The Federation
of GLCs and the "David and Jonathan" association regret the
slant of the Christian weekly "La Vie" and condemn the homophobic
comments of Tony Anatrella (INTER CENTRES LGBT and DAVID & JONATHAN
ask for a meeting with Jean-Marie Colombani, president of the "La
Vie Le Monde" group) See Annex A4 to the script of the EIGHTH NATIONAL MEETING
OF INTER CENTRES LGBT/ Saturday the 12 and Sunday the 13th of July 2003/
Parenthetical comment by David Auerbach, Secretary of Paris GLC, 22nd
August 2003 during the course of the debate on LGBT "exeptionalism".
- Notes taken by David Auerbach during the debate on "Secularism,
different communities and the whole republic" on the 22nd of
August during the Green's Summer Days - "Considerations on proposed
legal recognition of homosexual unions" published on the 31st
of July 2003 by the Congregation for the Doctrine of the Faith (Curia
Romana - the Vatican) - Nine reactions to "Considerations..."
(§CRA–41/45|§CRI–43) [English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated by T.E.] Equality of rights - No interference from the Vatican!
COMUNICADO N°IC/CP/05/28 Matrimonio y parentalidad (Un año después del matrimonio de Bègles que había despertado la polémica en Francia, España va a dar a los homosexuales el derecho al matrimonio y a la parentalidad. La Iglesia católica se opone dirigiendo una campaña antidemocrática y homófoba. Diferentes asociaciones LGBT españolas han lanzado una llamada a la apostasia. Por solidaridad y por previsión, el CGL Antillas-Guayana y la Federation de CGL relanzan esta iniciativa en Francia en ionOnline.com) El día 19 de Abril, la historia daba un paso atrás en Francia, donde el Tribunal de apelación de Burdeos anulaba el matrimonio celebrado en Bègles el 5 de junio del 2004. En el Vaticano, el cardenal Ratzinger se convertía en Benito XVI. Dos dias después, la historia daba un paso adelante en España, donde los/as diputados/as cumplían una promesa electoral, apoyada por el pueblo el 14 de marzo del 2004, aprobando un proyecto de ley que convertirá España en el tercer pais europeo que autoriza el matrimonio entre personas del mismo sexo, y en el segundo que les da una perfecta igualdad de derechos con las parejas de sexos diferentes, incluyendo el derecho a la adopción ! El jueves 30 de junio, los/as diputados/as deben aprobar este proyecto de ley definitivamente. Desde el 2004, el Vaticano hace todo lo que puede para hacer abortar este proyecto. Cuando aún estaba al frente de la Congregación por la doctrina y la fe, Joseph Ratzinger había declarado que era "destructor para la familia y la sociedad" [1]. El obispo de Mondoñedo-Ferrol añadió que los homosexuales son "anormales", "virus" y "un peligro social" [2], comparándolos a los "asesinos" [3]. La Conferencia episcopal española a distribuido siete millones de trípticos en las escuelas y las iglesias [4], alcaldes del Partido Popular han seguido la llamada del obispo de Castellón de la Plana a la "desobediencia civil" anunciando que se negarían a celebrar matrimonios homosexuales [5], y el Consejo pontificio por la familia a hecho un llamamiento para "no tomar parte de un delito que representa la destrucción del mundo" [6] ! "An nou allé !" y la Federación de CGL denuncian esta campaña antidemocrática y homófoba que choca a los/as ciudadanos/as europeos/as. Particularmente concernida por la implicación de la Iglesia católica en la permanencia e incluso en la virulencia de la homofobia en el Caribe y en Africa, "An nou allé !", CGL de las Antillas-Guayana, Asociación de los/as afro-caribeños/as LGBT en Francia, interpela la Conferencia de obispos de Francia en nombre de la Federación de CGL : ¿Le parece "inaceptable", como a la Conferencia episcopal española que [7], "los homosexuales disfruten de la dignidad de ejercer, plenamente, sus derechos" ? Desde el 2004, seis asociaciones LGBT españolas lanzan una llamada a la apostasía recordando que la Iglesia católica basa su legitimidad en la cantidad de fieles y que cada nombre inscrito en sus registros de bautismo es un apoyo a su discurso (el Colectivo LGBT de Madrid habría recogido 3500 peticiones, el Col·lectiu Gai de Barcelona unas 1500, la Federación Estatal LGBT 1500). Solidarios con los/as demócratas españoles nuestras asociaciones relanzan esta llamada precisando que no se trata de renunciar a las convicciones que dependen de la conciencia personal de cada indivuduo, sino de negarse a ser solidario de la política antidemocrática y homófoba de esta institución y de este Estado : el Vaticano. Los/as ciudadanos/as franceses/as de religión
católica o así bautizados/as, decididos/as a luchar por
la democracia y contra la homofobia, encontrarán la información
necesaria para unirse a esta petición en ionOnline.Commission :
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