À Toulouse, la société Bleue Citron Production et la salle du Ramier ont annulé le concert prévu le 2 juin (en indiquant qu'ils ne "cautionnaient pas ce genre de propos"). Le CGL Rennes a obtenu l'annulation du concert prévu le 4 juin à Saint-Brieuc. Le CGL Lille a obtenu l'annulation du concert prévu le 8 juin. Les CGL Reims ont obtenu l'annulation du concert prévu le 18 juin (la mairie condamnant des "paroles appelant ouvertement à la crémation et au meurtre des homosexuels"). L'association membre de la Fédération des CGL à Clermont-Ferrand, Agile, a pris note de l'annulation du concert prévu le 23 juin (et de celle du concert de Sizzla, artiste de la même eau, prévu le 5 juillet). Enfin, la Fédération a pris note de l'annulation du concert prévu le 24 juin à Reignier (74). Six concerts ont été annulés, sept restent prévus. Des négociations ont eu lieu : jeudi 26 mai, la Fédération a pris contact avec l'entourage de Capleton qui a indiqué que le chanteur était lié par un accord conclu le 4 février entre l'association LGBT britannique "OutRage!" et VP Records (le label de Capleton) ; dimanche 29 mai, l'association LGBT brestoise ActionGays a ratifié un accord avec la société rémoise Mediacom prévoyant notamment qu'elle pourrait lire une déclaration contre l'homophobie et demander une minute de silence en mémoire des victimes de l'homophobie avant le début du concert prévu le 5 juin à Guipavas (29). La Fédération a demandé à rencontrer Capleton afin de s'assurer de sa pleine adhésion à l'accord négocié avec "OutRage!". Elle pourrait envisager d'étendre l'accord négocié par ActionsGay aux six autres villes où des concerts restent prévus. Pour autant, la négociation engagée le 26 mai paraît incertaine : le 18 août dernier, les CGL Reims avaient tenté de faire annuler des concerts du chanteur jamaïcain Buju Banton et avaient déjà approché Mediacom (qui organise aussi ses tournées). Mediacom était certes convenue qu'il "est impératif de faire respecter les lois de chaque pays dans lequel on se trouve" mais avait rappelé que "la situation des homosexuels [...] est très différente [...] en Jamaïque où l'homosexualité est illégale" ! (Texte intégral de la réponse de Mediacom : annexe [d].) De plus, le 17 mai dernier, en réponse à l'association membre de la Fédération au Mans (HOMogênE), Mediacom a "attesté" que "Capleton n'a aucun propos discriminatoire lors de ses concerts" ! (Texte intégral de "l'attestation" de Mediacom : annexe [b].) En l'absence de tout investissement de Capleton lui-même dans le dialogue ouvert le 26 mai, HOMogênE, "An Nou Allé !" et C.I.GA.LE. rappellent que ses paroles pourraient tomber sous le coup de la loi du 30 décembre dernier et demandent l'annulation des concerts programmés le 7 juin au Mans (72), le 26 à Paris (75) et le 30 à Grenoble (38) ; la Fédération demande l'annulation des concerts prévus le 3 juin à Pierric (44), le 17 à Nice (06) et le 29 à Montpellier (34).
[a] s extraits édifiants de quatre chansons de Capleton (Clifton Georges Bailey III, surnommé "The Prophet", né le 13 avril 1967) : Bun Out Di Chi Chi (2003 – album "STILL
BLAZIN LIVE") Whoa! (2002 – album "STILL BLAZING") Give Har Hang Dem Up (2003 – album "LIVE AT NEGRIL
JAMAICA") [b] "Attestation de non-discrimination" fournie par Mediacom à HOMogênE en date du 17 mai 2005, relayée par HOMogênE à la Fédération des CGL le 25 mai à 22h14 : "Mediacom/ BP 231 51058 Reims Cedex – France/ Tel:+33 (0) 326.409.671/ Fax:+33 (0 ) 326.402.313/ info@mediacom-agency.com - www.mediacom-agency.com/ ATTESTATION/ En notre qualité de tourneur nous garantissons que l'artiste jamaïcain CAPLETON n'a aucun propos discriminatoire lors de ses concerts contre aucune race, aucune religion ou aucun mode de vie./ Cela serait contre sa philosophie qui est opposée à toute incitation à la violence, et contre la loi ce qui n'est nullement son intention./ Fait pour servir et valoir ce que de droit./ A Reims le 17 mai 2005/ Le gérant ;/ Michel Jovanovic". [c] Télécopie de Ex Æquo et Reims Liberté Gaie (RLG) à Mediacom, le 18 août 2004 : "Monsieur le Directeur,/ Vous comptez parmi les artistes de votre agence de communication le chanteur Jamaïcain BUJU BANTON./ Vous ne pouvez pas ignorer que dans sa chanson "Boom bye bye", il appelle au meurtre à caractère homophobe./ Vous imaginez l'indignation et la colère des adhérents de nos associations et plus largement de toutes les personnes LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) de France et du Monde./ Cet appel au meurtre nous semble tomber sous le coup de la loi française, qui sanctionne de tels comportements, et donne tout son sens au projet de loi contre les propos à caractère homophobe./ Nous vous serions reconnaissants de nous faire connaître, par voie de presse et/ou par tout media à votre convenance, votre position face à cette haine intolérable./ Si lors du concert du 19 août à Montpellier et lors des concerts suivants, Buju Banton chante "Boom bye bye", nous nous engageons à faire tout ce qui sera en notre pouvoir pour que ce chanteur soit interdit de scène en France et nous n'excluons pas la possibilité de déposer plainte contre lui et ses collaborateurs français./ Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées./ Christian/ Président d'Ex Aequo/ Julien/ Président de RLG" [d] Réponse de Mediacom à Ex Æquo et RLG, le 19 août 2004 : "Bonjour,/ J'ai bien reçu votre fax ce jour et c'est effectivement une question qui mérite attention, je joins par ailleurs la lettre que Buju Banton et son manager ont écrite au début de la campagne contre cet artiste orchestrée par Outrage, indiquant notamment que la chanson incriminée avait été avait été écrite il y a douze ans et qu'il ne la chantait plus sur scène./ Je pense que dans cette histoire tout n'est pas blanc ou noir et malgré tout les gens de Outrage ont largement exagéré certains points ; dans certains pays comme l'Allemagne et la Suède cette affaire prend des proportions telles que certaines salles veulent annuler les spectacles sans même écouter ce que l'artiste a à dire sur le sujet, notamment à cause des pressions exercées par des associations comme les vôtres via la presse et certains hommes politiques ; ceci en utilisant parfois des propos diffamatoires sans donner la chance à la personne incriminée de s'expliquer. Bref je pense que, tout en comprenant votre préoccupation, ces méthodes sont condamnables./ Premièrement il est clair qu'il est impératif de faire respecter les lois de chaque pays dans lequel on se trouve et notamment de ne pas tenir de propos discriminatoires, mais si l'on veut pouvoir comprendre les faits il faut aussi les situer dans leur contexte. Justement la situation des homosexuels, qui a largement évolué en Europe mais de façon encore assez récente, est très différente dans de nombreux pays et notamment en Jamaïque où l'homosexualité est illégale. C'est un pays encore classé dans le Tiers Monde qui n'est indépendant que depuis une quarantaine d'années, dont l'histoire est imprégnée par celle de l'esclavage et où la religion est encore très influente. Compte tenu de ce cocktail il arrive que des gens puissent être influencés par un discours qui existe dans ce pays, indiquant que certains lobbies, et ils disent qu'il existe un lobby gay, exercent une influence négative au niveau international pour empêcher leur pays de se développer, ce à quoi s'ajoute la position de l'Église vis à vis du statut des hommes et des femmes. Bref si un jeune chanteur sortant du ghetto (et c'est une dure réalité là-bas) a pu écrire une chanson comme "Boom bye bye" il y a douze ans, il faut se rendre compte de son évolution et de celle de ses chansons, en fait il est devenu rasta ce qui signifie beaucoup de choses sur le plan de la spiritualité, et s'il a toujours des convictions qui peuvent ne pas correspondre à l'état d'esprit que nos sociétés tentent de développer, il est clair qu'il se détache totalement des incitations à la violence que certains veulent lui faire endosser./ Si l'on n'accepte pas le fait que des gens puissent évoluer pourquoi des pays ayant eu des régimes dictatoriaux ont-ils pu devenir des démocraties ? Et si on condamne indéfiniment des gens pour ce qu'ils ont fait, et dans ce cas pour ce qu'ils pourraient encore faire, autant rétablir la peine de mort !/ Je pense qu'il faut effectivement faire respecter la loi et surtout chaque citoyen, mais ce qui veut également dire qu'il faut faire très attention vis à vis des moyens qu'on utilise pour ne pas verser dans la diffamation, voire pire dans certains cas./ Je reste à votre disposition pour tout dialogue./ Cordialement./ Michel Jovanovic/ MEDIACOM" [e] Communiqué de presse de Buju Banton du 16 août 2004 : "Official Buju Banton Response/ This release is being circulated in response to recent media allegations reporting that the artist Buju Banton is being sought by police in Jamaica in connection with an attack on a group of gay men. Buju Banton and his management would like to confirm that these allegations are completely untrue and wholly unfounded. Buju Banton has recently and openly been staying in Jamaica and at no time has he been approached or questioned by the Jamaican police, and at no time does he expect to be approached or questioned by the Jamaican police in connection with purported incident./ It is unfortunate that Amnesty International can react to malicious vindicte allegations, when the security forces have dismissed this allegation./ "Boom bye bye" was done in 1992, and Buju has gone past that issue and has not written any songs addressing that issue since. We could understand Amnesty position if this allegation was true or Buju has done any further song on the issue" ; "Réponse officielle de Buju Banton/ Ce communiqué est émis en réponse aux récentes allégations de certains médias qui ont rapporté que l'artiste Buju Banton est recherché par la police en Jamaïque en relation avec une attaque sur un groupe de gais. Buju Banton et son management souhaiteraient confirmer que ces allégations sont entièrement inexactes et complètement infondées. Buju Banton a récemment séjourné en Jamaïque, tout à fait officiellement : à aucun moment, il n'a été interrogé voire même approché par la police jamaïcaine, et il n'a aucune raison de penser qu'il pourrait l'être prochainement./ Il est regrettable qu'Amnesty International réagisse à des allégations vindicatives et malintentionnées alors que ces allégations ont été démenties par les forces de sécurité./ "Boom bye bye" a été écrite en 1992 : depuis, Buju n'est plus revenu sur ce sujet et n'a plus écrit aucune chanson dessus./ 16 août 2004" (traduit par la Fédération des CGL). [f] Communiqués de l'association LGBT britannique "OutRage!" du 4 février 2005 et du 11 novembre 2004 : Press Release/ 4 February 2005/ Entertainment / Music / Jamaican Dancehall
Music/ Reggae deal to halt gay-bash lyrics/ Stop Murder Music campaign
suspended as music industry committed to reject violent hate songs/ By
OutRage! News Servcie/ "A framework agreement to avoid the future
release of songs that incite violence against lesbians and gay men has
been reached with reggae industry chiefs./ The agreement applies worldwide,
including Jamaica./ Following four months of constructive negotiations,
which culminated in this agreement, the Stop Murder Music coalition (SMM)
has suspended its campaign./ The campaign will remain suspended, unless
the agreement is violated by lyrics or public statements that encourage
violence against the gay community./ The negotiations involved leading
SMM groups, such as the UK-based gay rights organisations OutRage! and
the Black Gay Men's Advisory Group. They acted in liaison with the Jamaican
gay rights movement, J-Flag./ The SMM groups concluded the deal with a
consortium of U.K. and U.S. reggae concert promoters and record labels.
The promoters include major players like Jammins and Apollo Entertainment.
The labels are VP Records, Greensleeves and Jetstar Records. These labels
account for nearly all reggae music released worldwide./ Dennis Carney,
chair of the Black Gay Men's Advisory Group, and a spokesperson for the
SMM campaign, praised the efforts of everyone who participated in the
negotiations: "This is the first step in an important process,"
said Carney./ Peter Tatchell, also of the SMM campaign and one of the
people who helped negotiate the agreement, said: "We hope this is
the beginning of a new era in reggae music, where the artists rekindle
the spirit of one love, peace, unity, brotherhood and social justice promoted
by reggae pioneers like the legendary Bob Marley."/ Media and PR
strategist, Glen Yearwood, who mediated the resolution on behalf of the
reggae industry, is confident that all parties can now build on this framework
to ensure a new and positive future for reggae music./ Both sides have
agreed to create formal procedures for conflict resolution. This includes
a series of on-going meetings to evaluate progress./ Responding to the
framework agreement with the reggae promoters and labels, Brett Lock of
OutRage!, which is a part of the Stop Murder Music campaign, said:/ "We
welcome this framework agreement and are suspending the Stop Murder Music
campaign. The singers and the music industry now have an opportunity to
draw a line under the promotion of lyrics that incite violence against
lesbians and gay men./ "This is a win-win result for everyone involved.
Singers are able to do their concerts. Fans get to see their music idols.
Gay people are spared lyrics that advocate homophobic murder./ "Providing
the artists do not in future encourage violent attacks on gay people,
the campaign will remain suspended./ "We hope the performers will
respect our show of good faith and will choose to make music with a positive
message, rather than promoting prejudice," said Mr Lock." Communiqué de presse/ 4 février 2005/ Industrie du disque
/ Musique jamaïcaine/ Les artistes de reggae s'engagent à
ne plus interpréter de chansons appelant à des agressions
homophobes/ La campagne "Stop Murder Music" est suspendue
suite à l'engagement de l'industrie du disque de rejeter les chansons
de haine/ Ceci est une information OutRage! (traduction française
de la Fédération des CGL)/ "Un accord cadre, pour
éviter toute future diffusion de chansons incitant à la
violence contre les lesbiennes et les gais, a été trouvé
avec les responsables de l'industrie du disque reggae./ Cet accord s'applique
dans le monde entier, y compris la Jamaïque./ Après quatre
mois de négociations constructives qui ont conduit à cet
accord, la coalition "Stop Murder Music" (SMM) suspend sa campagne./
Cette campagne sera reprise si cet accord était violé par
des chansons, ou des déclarations publiques, qui encourageaient
la violence contre la communauté gaie./ Les négociations
ont impliqué les principaux acteurs de la coalition SMM, notamment
OutRage! (organisation de défense des droits des gais basée
au Royaume-Uni) ou le Black Gay Men's Advisory Group, en liaison avec
J-Flag, le mouvement de défense des droits des gais en Jamaïque./
La coalition SMM a conclu cet accord avec un consortium d'organisateurs
de tournées et de maisons de disque au Royaume-Uni et aux États-Unis
d'Amérique. Les organisateurs de tournée incluaient des
acteurs majeurs comme Jammins et Apollo Entertainment. Les maisons de
disque signataires sont VP Records, Greensleeves et Jetstar Records. Ces
maisons de disque représentent pratiquement l'ensemble de la musique
reggae diffusée dans le monde./ Dennis Carney, président
du Black Gay Men's Advisory Group, et un porte-parole de la campagne SMM,
se sont félicités des efforts de chacun de ceux qui ont
participé aux négociations : "C'est la première
étape dans un processus important", a déclaré
Dennis Carney./ Peter Tatchell, également membre de la campagne
SMM et l'une des personnes qui ont aidé à négocier
l'accord, a déclaré : "Nous espérons que
c'est le début d'une nouvelle ère dans la musique de reggae,
où les artistes rallument l'esprit d'amour, de paix, d'unité,
de confrérie et de justice sociale promu par des pionniers de reggae
comme le légendaire Bob Marley"./ Les médias et le
spécialiste des relations publiques qui a représenté
l'industrie du disque reggae dans les négociations, Glen Yearwood,
estiment que toutes les parties pourront maintenant construire dans ce
cadre pour assurer un nouveau et positif futur pour la musique reggae./
Les parties se sont accordées pour créer des procédures
formelles de résolution de conflit. Ceci inclut une série
de réunions pour évaluer les progrès./ Réagissant
à l'accord, Brett Lock d'OutRage!, qui fait partie de la campagne
SMM, a déclaré :/ "Nous faisons bon accueil à
cet accord-cadre et suspendons la campagne SMM. Les chanteurs et l'industrie
musicale ont maintenant l'occasion de tirer un trait sur les paroles qui
incitent à la violence contre des lesbiennes et les gais./ "C'est
un résultat gagnant-gagnant pour toutes les parties. Les chanteurs
peuvent faire leurs concerts. Les fans peuvent voir leurs idoles. Les
gais mettent fin aux paroles qui qui préconisent des meurtres homophobes./
"Si les artistes à l'avenir n'encouragent pas d'attaques contre
les personnes gaies, la campagne restera suspendue./ "Nous espérons
que les interprètes respecteront notre démonstration de
bonne foi et choisiront de faire la musique avec un message positif, plutôt
que de favoriser l'agressivité," a déclaré Brett
Lock." Press Release/ 11 November 2004/ Entertainment / Music / Jamaican Dancehall Music/ Call for Miami Reggaefest to drop artists inciting homophobic murder/ By OutRage! News Service/ "The six "kill gays" singers are sponsored by Grace Tropical Rhythm Foods of Jamaica, which supplies to Walmart, Safeway and other major US supermarkets, and by Air Jamaica which is partly owned by the Jamaican government and is Jamaica's national carrier./ The Miami Radio Station, 105.5 Beat (a division of Clear Channel Communications) is the main local sponsor./ Sponsorship of the six "murder music" stars by Raddison, Grace Foods and Air Jamaica comes via their backing of the Caribbean Reggae Fest 2004 which is being held in Miami on 21 November. It is North America's largest ever reggae festival www.caribbeanreggaefest.com/ Defying widespread public condemnation of singers who encourage the killing of gay people, the festival organisers have signed up six of the eight reggae stars who promote "murder music" and who have the been target of campaigns by gay and human rights activists in the US, Britain and Europe./ These singers variously incite the shooting, hanging, burning, and drowning of lesbian and gay people. The six are:/ Beenie Man, Bounty Killer, Capleton, Elephant Man, Sizzla and Vybz Kartel/ "We urge US gay and human rights groups to lobby the reggae festival organisers and sponsors, and the Miami police and city officials, to get these singers removed from the stage line-up," said Peter Tatchell of the British gay human rights group OutRage!, which is calling for protests against the appearance of the six artists at the Caribbean Reggae Fest./ "OutRage! calls for a US-wide protest campaign against the festival sponsors, Grace Foods and Air Jamaica. It is appalling that these major businesses are prepared to sponsor singers who call for the killing of other human beings./ "All six singers have refused to apologise for their incitements to murder lesbians and gay men./ "Their ‘kill gays' songs are still in circulation. They have not withdrawn them. They are still profiteering from their murder music./ "We urge Grace Foods and Air Jamaica to insist that the six murder music singers are dropped from the stage line-up on the grounds that they incite homophobic violence./ "Many of these singers fans share their violent homophobia. There is a real danger that after the concert they may attack gay people or those perceived to be gay./ "No one would give a stage to a singer who advocated killing black or Jewish people. Performers who brazenly encourages the murder of gays should not be rewarded with concerts and financial success./ "In a free society these singers have a right to criticize homosexuality. But they do not have a right to advocate the killing of lesbians and gay men./ "Free speech does not include the right to encourage the killing of other human beings. Incitement to murder is a criminal offence. We want their performance cancelled because they encourage violent hate crimes./ "Inciting murder is a criminal offence under US and Florida law. These singers are a threat to public order and could provoke hate crimes against lesbians and gays," added Mr Tatchell./ "The six artists do not merely express their disapproval of homosexuality," said Brett Lock of OutRage! and co-organiser of the Stop Murder Music campaign./ "They call for all homosexuals to be killed and incite their listeners to murder gays and lesbians. This goes way beyond an acceptable expression of opinion. Lesbian and gay people have a right to live their lives free from threats to kill them."/ "OutRage! is urging gay and human rights groups in the US to lobby the venue managers, sponsors, local councillors, the police, their congressional representatives and community leaders to register their demand for the six singers to be dropped./ "No festival would host a singer who promoted killing black or Jewish people or attacking religious minorities or the disabled. We ask the reggae festival organisers to adopt the same zero tolerance towards singers who incite the murder of lesbians and gay men", concluded Mr Lock." MURDER MUSIC DOSSIER/ Lyrics by the six reggae murder music artists headlining the Caribbean Reggae Fest in Miami on 21 November 2004/ Jamaican patois lyrics, with standard English translation underneath BEENIE MAN – Han Up Deh/ "Hang chi chi gal wid a long piece of rope" [Hang lesbians with a long piece of rope] – Damn/ "I'm dreaming of a new Jamaica, come to execute all the gays" [I'm dreaming of a new Jamaica, come to execute all the gays]/ "Batty Man Fi Dead" [Queers Must Be killed]/ "All batty man fi dead!" [All faggots must be killed!]/ "From you fuck batty den a coppa and lead" [If you fuck arse, then you get copper and lead (bullets)]/ "Nuh man nuh fi have a another man in a him bed" [No man must have another man in his bed] – Roll Deep/ "Roll deep motherfucka, kill pussy-sucker" [Roll deep motherfucker, kill pussy-sucker (pussy-sucker:a lesbian, or anyone who performs cunnilingus)]/ "Tek a Bazooka and kill batty-fucker" [Take a bazooka and kill bum-fuckers (gay men)] BOUNTY KILLER (WITH BABYCHAM) – Another Level/ "Bun a fire pon a puff and mister fagoty (Uh huh)" [Burn a fire (could be literal or metaphoric) on puffs and faggots (Uhhuh)]/ "Poop man fi drown an dat a yawd man philosophy (Uh huh)" [Shit men (queer men) must be drowned and that's a yardy man (Jamaican) philosophy] CAPLETON – Bun Out Di Chi Chi/ "Bun out ah chi chi, Blood out ah chi chi" [Burn out a queer, Blood out a queer (blood out: as in chop, cut, stab, shoot… is a particularly violent, graphic expression)]/ "Batty dem ah fuck and ah suck too much pussy" [Queers are fucking and sucking too much pussy (in Jamaica, pussy can refer to oral sex in general, which is also considered sodomy)]/ "Blood out ah chi chi, Blood out ah shitty" [Blood out a queer, Blood out a shit (fucker)] – Whoa!/ "Sadomite and batty man mi shot up....Whoa" [Sodomite and queer man, I shoot up... Whoa] – Give Har/ "Shoulda know seh Capleton bun battyman" [You should know that Capleton burns queers]/ "Dem same fire apply to di lesbian" [The same fire applies to lesbians]/ "Seh mi bun everything from mi know seh dem gay" [Say, I burn everything as long as I know that they're gay]/ "All boogaman and sodemites fi get killed" [All queers and sodomites should be killed] – Hang Dem Up/ "Yow....String dem up and hang dem up alive" [Yow, string them up and hang them up alive]/ "Bare batty man come round yah..." [All queers who come around here]/ "Dis mamma earth sey none cyann survive" [This mama earth says none can survive] ELEPHANT MAN – A Nuh Fi Wi Fault/ "Battyman fi dead!" [Queers must be killed!]/ "Please mark we word" [Please mark my words]/ "Gimme tha tec-nine" [Give me the Tec-9 (Tec-9: semi-automatic assault pistol)]/ "Shoot dem like bird" [Shoot them (queers) like birds] – We Nuh Like Gay/ "Battyman fi dead! Tek dem by surprise" [Queers must be killed! Take them by surprise]/ "Get a shot inna yu head, inna mi big gun collide" [I am going to shoot you in the head, you are going to meet up with my big gun]/ "Gimme me Tec-9 General B, wid de chrome wah a shine" [Give me the Tec-9 General B, the one with the chrome that shines (Tec-9: semi-automatic assault pistol) (General B: a music colleague of Elephant Man's)]/ "Harry Toddler shot out ah bugger-man" [Harry Toddler shoot all queer men (Harry Toddler: a music colleague of Elephant Man's)] – Log On/ "Log on and step pon chi chi man" [Log on and step on a queer man (log on is a type of dance using the right foot in a stepping motion as if to squash a cockroach: the lyrics boast about crushing queers)]/ "Dance wi a dance and a bun out a freaky man" [Join our dance and let's burn out the queer man]/ "Step pon him like a old cloth" [Step on him like an old cloth]/ "A dance wi a dance and a crush out a bingi man" [Join our dance and let's crush queer men]/ "Do di walk, mek mi see the light and di torch dem fast" [Do the walk, quickly let me see the lighter and torch/ lighter and torch: makeshift aerosol flame thrower weapon] SIZZLA – Pump Up/ "Step up inna front line" [Step up to the front line]/ "Fire fi di man dem weh go ride man behind" [Burn the men who have sex with men from behind]/ "Shot battybwoy, my big gun boom" [Shoot queers, my big gun goes boom] – Boom Boom/ "Boom boom! Batty boy them fi dead" [Boom boom! (as in gunshots) Queers must be killed] VYBZ KARTEL – Bedroom Slaughteration/ "Bow cat, sodomite, batty man fi gat assassination (Yeah)"/ [Oral sexer, lesbian and queer must be assassinated (Yeah)] – Guns Like Mine/ "Kartel buss one inna batty bwoy spine"/ [Kartel puts one in a queer's spine (one: a bullet)]/ – Pussy Jaw/ "Faggot fi get copper to di heart" [Faggot must get copper to the heart (copper: bullet)]/ "A wet yuh up wid di Maggy" [I shoot you with the Magnum (Magnum: a brand of gun)]/ "From yuh funny, yuh a guh bury"/ [If you are funny (queer), you get buried (buried: as in killed)] ENDS/ Further Information:/ Samples of the singers' incitements to murder
lesbians and gays follow below. For a full dossier on these dancehall
singers, see: [g] Communiqués associatifs français sur l'affaire Capleton : ActionsGay / CGL Rennes / HOMogênE / CCH / CIF / LGP Lyon / Ex Æquo : 30 mai 2005 à 19h04 : "A Brest, le 30 Mai 2005/ Communiqué de presse pour diffusion/ Concert Capleton du 5 Juin 2005 à Guipavas salle Alizée/ Accord Actions Gay LGBT et Médiacom Agency, Régie Scène./ Votée à l'unanimité lors de notre assemblée générale annuelle le dimanche 29 mai, notre décision va à l'encontre de la volonté de la majorité des associations LGBT Française./ Nous pensons et estimons que faire interdire les concerts de Capleton ne joue pas en la faveur des homosexuels./ Tout d'abord parce que cela ne fait qu'augmenter la haine que certains avaient déjà, et d'autre part parce que cela éveillerait (ou réveillerait) également une forme d'homophobie chez des jeunes (et des moins jeunes) qui n'en avaient pas jusqu'alors./ En effet, nous nous mettons à la place d'une personne qui a économisé pour acheter son billet pour le concert, qui a tout prévu pour pouvoir se déplacer et au dernier moment on lui annonce que celui-ci est annulé suite à des pressions exercées de la part d'associations homosexuelles. J'imagine sans peine sa déception mais aussi sa haine envers ceux qui à ces yeux sont responsables de cette annulation./ Et l'on passe d'une population de reggae-man plutôt tolérant et qui n'avait aucun a-priori envers nous, à un groupe qui aura des ressentiments de haines./ Sans compter que la grande majorité des ces personnes ne comprenne pas les paroles de ces chansons (en Anglais argotique) mais se laisse juste bercer par la musique qu'ils perçoivent. Toute la "publicité" que l'on a fait autour des propos tenus par Capleton vont les inciter à mieux se renseigner, voir les orienter vers une toute autre philosophie extrémiste./ Croire qu'en faisant pression sur les organisateurs de ces concerts, et au travers d'eux sur les artistes, les obligeraient à être plus tolérants dans leurs propos est une chimère. Car cela ne fera que les conforter dans leur idéologie, alimentant le feu de leur haine, et ne fera que leur donner l'occasion d'être plus virulent lors de leurs passages sur scène et dans leurs propos publics, de leur public. Sans compter la pression supplémentaire qu'ils exerceront directement ou indirectement sur les homosexuels dans leurs pays respectifs./ Notre décision restera donc ferme sur ce point, nous continuons à préférer à privilégier la prévention et la prise de conscience du public plutôt qu'une répression incitatrice de haine qui ne ferait que grossir les rangs des extrémistes quels qu'ils soient en leurs donnant plus de poids, plus d'arguments et plus de forces dans leurs actions./ Ce que nous avons obtenu de Médiacon Agency et Régie Scène :/ La liste de toutes les chansons qui seront diffusées durant ce concert (officielles et rappel)/ La sensibilisation de l'artiste, de ces musiciens et de son entourage par les organisateurs et la production afin qu'ils s'engagent, devant témoins et par écrit, à ne pas tenir de propos ou d'actions discriminatoires durant ses concerts./ De faire stopper le concert immédiatement, sans délais et sans reprise de celui-ci en cas de propos ou d'actions discriminatoires sous quelque forme que ce soit de la part de l'artiste, de ces musiciens, de son entourage ou des gens de scène intermittents du spectacle/ La présence de 4 de nos membres lors du concert de Mr Capleton à Guipavas le 5 Juin 2005 afin de vérifier que cet artiste ne tiendra pas de propos discriminatoire et d'appel à la haine en public ;/ La lecture d'un communiqué de sensibilisation sur la lutte contre l'homophobie comportant une minute de silence en début de concert, par le président d'Actions Gay LBTH./ Texte lu sur scène avant le concert :/ "Bonsoir/ Je suis le président de l'association Actions Gay LBTH à Brest./ Vous devez être tous plus ou moins au courant que suite a la pression de certaines associations la majorité des concerts de Mr Capleton est en cours d'être annulé sur le territoire Français./ Mais contrairement à ces associations nous n'avons pas voulu faire annuler celui de Guipavas. Bien au contraire, nous avons même oeuvré pour le maintenir./ Nous estimons que le faire annuler n'aurait fait qu'attiser certaines haines, et d''autre part parce que nous avons voulu privilègier la prévention et les prises de consciences sur les actes homophobes plutot qu'une répression provocatrice qui aurait été mal acceptées./ Ce n'est pas en punissant constamment que l'on arrive à faire changer les gens, c'est d'abord en leur expliquant./ Je vous demanderais de penser à la différence, ou plutôt au droit à la différence, qu'elle soit d'ordre physique, religieuse, ethnique ou qu'elle soit d'orientation sexuelle./ Le reagge parle souvent de l'asservissement des minorités, alors pensez à toutes ces minorités, quelles quelles soient./ Il y a un an, en juin 2004, Brian Williamson, a été assassiné à Kingston, en Jamaïque./ Assassiné parce qu'il était différent, assassiné parce qu'il n'était pas comme les autres, lâchement assassiné parce qu'il avait eu le courage de montrer sa différence./ Je voudrais maintenant vous demander de faire une minute de silence afin d'honorer sa mémoire, d'honorer la mémoire de quelqu'un qui a eu le courage de ne pas renier ce qu'il était."/ 1 minute de silence/ "Merci"/ Jean-Claude Pioct, Président d'Actions Gay LBTH/ Après consultation de Fabien Le Bihan, ancien président et fondateur de l'association./ Contact presse :/ Jean-Claude Pioct/ 3 rue de Roquefeuil/ 29200 Brest/ Tel : 06.83.96.20.11" 27 mai 2005 à 16h44 : "- COMMUNIQUÉ DE PRESSE -/ LE CENTRE GAY, LESBIEN, BI ET TRANS (CGLBT) DE RENNES SE FÉLICITE DE L'ANNULATION DU CONCERT DE CAPLETON INITIALEMENT PRÉVU LE 4 JUIN PROCHAIN A SAINT-BRIEUC/ Le Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes se fécilite de l'annulation du concert de Capleton initialement prévu dans le cadre du Festival Art'rock, le 4 juin prochain à Saint-Brieuc./ Les organisateurs du festival ont décidé de retirer le chanteur jamaïquain de leur programmation suite à la demande du Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes, ainsi qu'après concertation avec le Maire Adjoint à la culture de la ville de Saint-Brieuc./ Devant les paroles appelant ouvertement à la crémation et au meurtre des homosexuels contenus dans le repertoire de Capleton, il est important de rappeler qu'aujourd'hui, l'homophobie constitue un délit passible de poursuite pénales en application des récentes lois contre l'homophobie./ Le Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes souhaite que les autres concerts de Capleton pendant sa tournée en France au mois de juin soient également annulés pour les mêmes raisons. Il serait difficilement concevable que selon l'endroit où l'on se trouve en France, les lois ne soient pas appliquées de la même manière./ Cyrille PERCHEC/ Président du Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans (CGLBT) de Rennes/ 02 99 51 36 90 | 06 64 98 51 09/ cglrennes@hotmail.com/ http://cglrennes.free.fr/ cyrille.perchec@wanadoo.fr" 27 mai 2005 à 14h46 : "- COMMUNIQUE DE PRESSE -/ LE CENTRE GAY, LESBIEN, BI ET TRANS (CGLBT) DE RENNES DEMANDE L'ANNULATION DU CONCERT DE CAPLETON PREVU LE 4 JUIN PROCHAIN A SAINT-BRIEUC/ Le Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes demande l'annulation du concert du chanteur de reggae jamaïcain Capleton, prévu dans le cadre du festival Art Rock (Saint-Brieuc) le 4 juin prochain, en raison de ses chansons aux paroles appelant ouvertement à la crémation et au meurtre des homosexuels./ Dans son répertoire Capleton appelle délibérément au meurtre des homosexuels :/ "All boogaman and sodemites fi get killed" ("Tous les pédés et les sodomites doivent être tués")./ "Bun out ah chi chi, Blood out ah chi chi" ("Brûlez les pédés, saignez les pédés")./ "Yow... String dem up and hang dem up alive" ("Yow... enchaînez les et pendez-les vivants")./ "Dis mamma earth sey none cyann survive" ("La terre-mère dit qu'aucun d'eux ne doit survivre")./ À Saint-Brieuc, comme partout ailleurs ces propos homophobes ne sont pas acceptables./ Ce délit d'appel à la haine et au meurtre des homosexuels est désormais passible de peines prévues dans la loi sur la Halde, luttant contre l'homophobie, votée en décembre 2004, pour son auteur et ceux qui facilitent son expression désormais en toute connaissance de cause./ Le reggae et l'éthique artistique méritent mieux que l'expression d'un artiste homophobe qui n'a sa place sur aucune scène française et mondiale. Il est impensable de considérer que l'homophobie soit une donnée culturelle jamaïcaine du reggae. Le Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes rappelle que, le 9 juin 2004, l‚un des rares militants à défendre les homosexuels en Jamaïque, Brian Williamson a été assassiné à Kingston./ Déjà les concerts de Capleton à Lille, Reims et Toulouse ont été annulés. Le Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes a pris contact le Jeudi 26 juin avec les organisateurs du festival Art'Rock. Lors de cet entretien, il s'est avéré que l‚annulation n‚était auncunement envisagée sur la base du fait que les organisateurs disposent d'un engagement écrit de la part du producteur de Capleton assurant qu'aucun propos homophobe ne sera tenu lors du concert de Saint-Brieuc. Pourtant, il s'agit bien d'offrir une place publique à une personne dont le répertoire incite à la crémation et au meurtre des homosexuels./ Le même jour, le Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes prenait contact avec Monsieur Thierry Simelière, Maire Adjoint à la culture de Saint-Brieuc, ainsi qu‚avec le Conseil Général des Côtes d‚Armor, organisme subventionnant le festival Art'Rock./ Le Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes attend aujourd‚hui même la réponse de la Mairie de Saint-Brieuc quant à l'annulation de ce concert. Au niveau national, les associations de lutte contre l'homophobie agissent dans le même sens, étant prêtes à saisir la justice pour demander l'annulation des concerts en cas de refus des organisateurs ou des autorités compétentes./ Cyrille PERCHEC/ Président du Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans (CGLBT) de Rennes/ 02 99 51 36 90 | 06 64 98 51 09/ cglrennes@hotmail.com/ http://cglrennes.free.fr/ cyrille.perchec@wanadoo.fr" 27 mai 2005 à 22h38 : "HOMogênE/ «Brûlez les pédés, saignez les pédés» ?/ Après Reims, Lille et Toulouse, le concert du chanteur de reggae Capleton doit-il être annulé au Mans ? L'association HOMOGÊNE souhaite alerter les sarthois sur le contenu de certaines chansons de Capleton./ On peut y entendre par exemple : «All boogaman and sodemites fi get killed/ Tous les pédés et les sodomites doivent être-tués», «Bun out ah chi chi, Blood out ah chi chi / Brûlez les pédés, saignez les pédés», «Yow... String dem up and hang dem up alive / Yow... Enchaînez- les et pendez-les vivants», «Dis mamma earth sey none cyann survive / La terre-mère dit qu'aucun d'eux ne doit survivre»./ Les organisateurs des concerts de Reims, de Lille et de Toulouse ont d'ores et déjà décidé d'annuler les concerts de l'artiste. «Le caractère violent et homophobe des propos tenus par Capleton est contraire aux valeurs de tolérance, d'ouverture et de respect de l'autre que nous défendons», a par exemple expliqué dans un communiqué la direction de la salle lilloise./ HOMOGÊNE a un profond respect pour la liberté d'expression, mais ici, il s'agit d'appels au meurtre. En France, l'incitation à la haine constitue un délit passible de poursuites pénales. Contacté par notre association, le producteur de la tournée française nous répondait ne pas cautionner «les propos homophobes» et avoir «l'engagement des artistes qu'ils n'en diffusent pas pendant leurs tournées en Europe». De plus, il soulignait «que cet artiste n'a jamais eu de problème avec la justice dans ce domaine jusqu'à présent». Les gays Jamaïquains apprécieront./ Cette conception limitée de l1influence d1un artiste sur un public, souvent jeune est cynique. Les discours et les disques de Capleton ne s'arrêtent pas aux portes des salles de concerts. Il n1a certes pas subit de condamnation en Jamaïque, l1Etat étant lui-même très homophobe. Le 9 juin 2004, Brian Williamson a été assassiné à Kingston. Cet homme était l'un des rares militants des droits humains à défendre les homosexuels là-bas. Les appels à la haine homophobe, quels qu'ils soient, légitiment ces violences et les encouragent./ En conséquence, toute personne ou structure qui favorise la popularité et la promotion d1artiste comme Capleton, se rend complice de leurs discours et des conséquences qu'ils génèrent. Que lesdites chansons soient ou non produite le 7 juin au Mans ne change rien aux idées de Capleton./ En conséquence, HOMOGÊNE demande à l'association BE-BOP, programmatrice du concert au Mans, de ne pas trahir son engagement pour les brassages, la mixité, la rencontre des styles et le respect des différences en se désengageant et en annulant ce concert. HOMOGÊNE demandent également aux points de vente des billets de déprogrammer Capleton./ Si une autre minorité avait été la cible d1attaques aussi violentes, il est hélas certains qu1aucun producteur n1aurait pris le risque de financer une telle tournée. Notre ville se bât depuis de nombreuses années pour faire reculer, entre autres, l'ignorance qui mène au rejet des gays et des lesbiennes. Capleton représente ce que nous ne voulons plus connaître, ce contre quoi nous nous battons pour le respect et la dignité de toutes et tous." 27 mai 2005 à 12h19 : "Communiqué de presse commun des associations/ Collectif contre l'homophobie de Montpellier/ Coordination InterPride France/ Lesbian & Gay Pride Lyon/ Dernière minute : concert de Capleton annulé à Clermont-Ferrand ; la FNAC hypocrite/ Après Reims, Lille, Toulouse, La Coopérative de Mai salle de concert de Clermont-Ferrand a fait connaître ce matin sa décision d'annuler les concerts de *Capleton*, prévu jeudi 23 juin, ainsi que celui de *Sizzla*, artiste de la même mouvance, prévu mardi 5 juillet. L'équipe de la Coopérative de Mai qui défend "chaque jour depuis 5 ans les valeurs immuables d'humanisme, de fraternité, de justice, d'égalité et de Droits de l'Homme" assume pleinement cette décision reconnaissant, dans un communiqué que "les faits reprochés restent avérés, en Angleterre par exemple, et exprimés ouvertement dans certains textes de ses chansons..." (Communiqué ci-dessous)/ Le Collectif contre l'homophobie de Montpellier et la Coordination InterPride France, dont la Lesbian & Gay Pride Lyon intervenue dans ce dossier à Clermont-Ferrand, se félicitent de cette décision et saluent les valeurs défendues par la Coopérative de Mai./ En revanche nous fustigeons l'attitude de la FNAC à qui le Collectif contre l'homophobie a demandé de retirer de sa billetterie les places pour les concerts de Capleton./ Après deux échanges téléphoniques, à 24 h d'intervalle, avec le directeur de la Communication de la FNAC, celui-ci nous indiquait que son entreprise ne pouvait accéder à cette demande. La seule concession proposée par la FNAC est le retrait des affiches publicitaires relatives à ces concerts./ Il s'agit là d'une réponse insuffisante à une question de fond à laquelle la FNAC n'a pas souhaité répondre./ La FNAC a choisi son camp : en étant l'allié objectif et économique d'un chanteur homophobe, elle a lâché les gays./ Il appartient désormais à chaque lesbienne, gai, bi, trans de signifier son mécontentement à la FNAC./ Il appartient désormais à chaque lesbienne, gai, bi, trans de se comporter en consommateur citoyen au moment de choisir son commerçant./ Nos associations continuent à réclamer de la part de la FNAC, mais aussi des réseaux France Billet et TicknetNet, le retrait de la vente des places pour les concerts de Capleton./ Collectif contre l'homophobie de Montpellier/ Hussein Bourgi/ 06 70 13 16 26/ Coordination InterPride France/ Stéphane Corbin/ 06 22 09 09 66/ Lesbian & Gay Pride Lyon/ David Souvestre/ 06 73 24 57 63/ *Communiqué de presse d'annulation du concert de Capleton de la Coope à Clermont-Ferrand, extrait de www.lacoope.com*/ Depuis plusieurs jours, la polémique enfle autour de l'artiste de reggae jamaïcain *Capleton*, accusé de propos homophobes et d'appel à la crémation et au meurtre des homosexuels./ Avec toute la prudence qu'exige ce genre de situations, l'équipe de la Coopérative de Mai a procédé au maximum de recoupements, collecte d'informations et témoignages multiples. Ainsi, aux dires de nombreux organisateurs de spectacles, l'artiste n'a jamais pu être accusé de tels propos au cours de ses récents concerts en France, ce que confirme par ailleurs le producteur de la tournée, professionnel éprouvé et respecté, parfaitement conscient du malaise provoqué par cette polémique. Mais les faits reprochés restent avérés, en Angleterre par exemple, et exprimés ouvertement dans certains textes de ses chansons.../ Devant autant d'éléments contradictoires, reposant tous sur des faits rapportés, c'est le principe de précaution qui vient étayer les vertus défendues au quotidien par la Coopérative de Mai. De fait, après de longues réflexions, expliquées en grande partie par le refus catégorique de prendre une décision à la hâte, et pour s'entourer du plus grand nombre d'opinions possible, la Coopérative de Mai a donc décidé d'annuler le concert de *Capleton*, prévu jeudi 23 juin, ainsi que celui de *Sizzla*, artiste de la même mouvance, prévu mardi 5 juillet./ Profondément ancrée dans le tissu associatif et communautaire local, défendant chaque jour depuis 5 ans les valeurs immuables d'humanisme, de fraternité, de justice, d'égalité et de Droits de l'Homme, l'équipe de la Coopérative de Mai assume en son âme et conscience cette décision irrévocable, résultat de débats attentifs et argumentés./ Ce qui ne remet nullement en cause l'intégrité et la bonne foi de l'entourage des artistes, seuls responsables de leurs actes et de leurs propos, passés ou à venir." 26 mai 2005 à 16h26 : "Communiqué de presse/ ACTION CAPLETON/ Demande d'annulation des concerts de Capleton à la veille du démarrage des marches 2005/ La mobilisation pour obtenir l'annulation des concerts de Capleton en France prend de l'ampleur depuis l'alerte lancée par Ex-AEquo à Reims et l'entrée en action d'autres associations, entre autres, le Collectif contre l'homophobie de Montpellier, l'Inter-LGBT et la CIF./ La Coordination InterPride France (CIF) lance un appel à mobilisation aux marches 2005, qui débutent demain 28 mai à Angers et Reims, et s'achèveront le 2 juillet à Marseille, pour protester contre la présence de ce chanteur, aux textes prônant la haine et le meurtre des homosexuels, en vue d'obtenir l'annulation de l'ensemble des 10 dates restantes./ En plus de la condamnation publique dans la rue dès demain à Angers et Reims, la CIF entend faire pression sur les pouvoirs publics et les organisateurs locaux pour l'annulation de cette tournée./ La Coordination InterPride France lance «ACTION CAPLETON» en proposant à la une de son site, en collaboration avec le Collectif contre l'homophobie et l'Inter-LGBT, un ensemble de méthode, argumentaires et communiqués de presse à destination des individus et des associations locales qui souhaitent agir./ Rendez-vous sur http://www.interpride-france.com/ A, à peine plus d'une dizaine de jours de la Journée mondiale de lutte contre l‚homophobie, voici une occasion unique de démontrer notre ferme détermination à l‚encontre des incitateurs à la haine et au meurtre homophobes, en témoignant notre solidarité aux homosexuels jamaïcains victimes de ce délit incontestable, désormais passible en France de peines prévues dans la loi sur la Halde, luttant contre l'homophobie, votée en décembre 2004./ Bonnes et belles marches militantes 2005./ Solidairement vôtre./ Stéphane Corbin,/ président/ 04 67 63 04 39 | 06 22 09 09 66/ coordination@interpride-france.com/ http://www.interpride-france.com/ stephanecorbin@wanadoo.fr" 24 mai à 12h53 : "Collectif contre l’homophobie/ 9 rue Joachim Colbert – 34.000 Montpellier/ Collectifcontrelhomophobie.org/ www.stop-homophobie.org/ Montpellier, le 24 mai 2005/ Communiqué de presse/ Le Collectif contre l’homophobie demande l’annulation du concert du chanteur de reggae jamaïcain Capleton, prévu au Rockstore (Montpellier) le 29 juin prochain, en raison de ses chansons aux "paroles appelant ouvertement à la crémation et au meurtre des homosexuels"./ Capleton fait partie d’un groupe de chanteurs de reggae jamaïcains qui incitent ouvertement à la violence homophobe dont voici quelques extraits : "L’homosexualité est contre l’humanité. Brûlez les gays … Saignez-les …Je tire sur les sodomites et les pédés."/ Mario ROSSI, Adjoint au Maire délégué à la Culture de la Ville de Reims, présent dans les locaux de l’association homosexuelle Ex-Aequo à l’occasion de la 1ère Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie (17 mai 2005) a annoncé que la municipalité avait demandé l’annulation de ce concert en raison des textes des chansons./ Les dirigeants de "La Cartonnerie", salle où devait se produire l’artiste le 18 juin 2005 "ayant eu connaissance de ces propos violemment homophobes, ont décidé que le concert ne pouvait se tenir" et ont donc annulé cette manifestation./ Le chanteur Capleton débute sa tournée le 2 juin à Toulouse (31), Pierric (44) le 3 juin, Saint Brieuc (22) le 4 juin, Guipavas (29) le 5 juin, Le Mans (72) le 7 juin, Lille (59) le 8 juin, Nice (06) le 17 juin, Clermont-Ferrand (63) le 23 juin, Reignier (74) le 24 juin, Paris (75) le 26 juin, Montpellier (34) le 29 juin, Grenoble (38) le 30 juin./ Nous appelons les associations de défense des homosexuels et plus largement toutes les associations de défense des droits de l’Homme des villes ci-dessus à œuvrer pour l’annulation de ces concerts./ L’homophobie n’est pas une opinion, l’incitation à la haine et au meurtre non plus !/ Elles constituent des délits passibles de poursuites pénales, en application des récentes lois contre l’homophobie./ Ces sanctions sont encourues aussi bien pour leur(s) auteur(s) que par ceux qui facilitent d’une façon ou d’une autre leur tenue. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé ce matin même au responsable du Rockstore de Montpellier l’annulation de ce concert./ A défaut d’une réponse positive dans les prochains jours, nous saisirons la justice pour lui demander d’interdire ce concert, il en va du respect de l’ordre public !/ Hussein BOURGI/ Le président/ 06 70 13 16 26" 20 mai à 17h44 : "EX AEQUO communique.../ La ville de REIMS vient d'annuler/ un CONCERT d'un chanteur jamaïcain Homophobe./ Mario Rossi, Maire-Adjoint à la Culture, nous a annoncé, hier soir, dans nos locaux d'EX AEQUO cette bonne nouvelle./ EX AEQUO se félicite d'une telle décision./ EX AEQUO alerte les autres associations homos de FRANCE/ Mario Rossi, Maire-Adjoint à la Culture, présent dans nos locaux à l'occasion de la JOURNEE MONDIALE contre l'HOMOPHOBIE nous a annoncé que la VILLE de REIMS annulait le concert du chanteur de reggae jamaïcain Capleton, prévu le 18 juin prochain, en raison de ses chansons aux «paroles appelant ouvertement à la crémation et au meurtre des homosexuels»./ Les dirigeants de la Cartonnerie, salle où devait se produire l'artiste, «ayant eu connaissance de ces propos violemment homophobes, ont décidé que le concert ne pouvait se tenir»./ Capleton fait partie d'un groupe de chanteurs de reggae jamaïcains qui incitent ouvertement à la violence homophobe./ On est pris de nausée quand on découvre le contenu des paroles des chansons :/ "L'homosexualité est contre l'humanité. Brûlez les gays... Saignez-les... Je tire sur les sodomites et les pédés."/ EX AEQUO se félicite d'une telle décision pleine de bon sens et remercie chaleureusement la Ville de Reims et son Adjoint à la Culture pour sa vigilance et son action efficace./ EX AEQUO alerte d'autres associations homosexuelles dans d'autres villes de France pour les appeler à manifester leur mécontement auprès de leurs responsables politiques./ Le chanteur CLAPETON débute sa tournée le 2 juin à Toulouse(31), puis Pierric (44) le 3 juin, Saint Brieuc (22) le 4 juin, Guipavas (29) le 5 juin, Le Mans (72) le 7 juin, Lille (59) le 8 juin, Nice (06) le 17 juin, Clermont-Ferrand (63) le 23 juin, Reignier (74) le 24 juin, Paris (75) le 26 juin, Montpellier (34) le 29 juin, Grenoble (38) le 30 juin./ EX AEQUO contacte toutes les associations gays et lesbiennes de ces villes afin de les alerter de la tournée de ce Chanteur jamaïcain homophobe dans leur ville./ L'homophobie n'est pas une opinion. Elle n'est pas tolérable. Même et surtout par le biais de chansons. Et véhiculer la haine et l'intolérance nous révolte. Ne laissons pas chanter en France la haine et la violence à notre égard !" [h] Articles de la lettre quotidienne de Têtu consacrés à l'affaire Capleton : 31 mai à 13h05 : "France (Société)/
Capleton divise les associations homos/ Alors que plusieurs associations
homosexuelles hexagonales se mobilisent pour annuler les différentes
dates de concerts de Capleton, les brestois d'Actionsgay ont œuvré
pour le maintien de celui du 5 juin, à Brest-Guipavas. «L'annuler
n'aurait fait qu'attiser certaines haines, justifie Jean-Claude Pioct,
son président. Nous préférons privilégier
la prévention plutôt qu'une répression provocatrice
qui aurait été mal acceptée.» En accord avec
le producteur, l'association prendra la parole avant le spectacle et demandera
au public une minute de silence, en mémoire de Brian Williamson,
un militant gay assassiné en juin 2004 à Kingston. En revanche,
le Centre lesbien et gay Nantes Atlantique demande l'annulation pure et
simple du récital de Capleton, le vendredi 3, à Pierric
(44)./ par Nicolas Héry" 27 mai à 13h09 : "France (Musique)/
Le concert de Capleton à Clermont-Ferrand est annulé/ Après
Reims, Lille, Toulouse, la Coopérative de Mai, salle de concert
de Clermont-Ferrand a fait connaître ce matin sa décision
d'annuler les concerts de Capleton, prévu jeudi 23 juin, ainsi
que celui de Sizzla, artiste de la même mouvance, prévu mardi
5 juillet. Dans un communiqué, l'équipe de la Coopérative
de Mai explique que «les faits reprochés restent avérés,
en Angleterre par exemple, et exprimés ouvertement dans certains
textes de ses chansons… Profondément ancrée dans le
tissu associatif et communautaire local, défendant chaque jour
depuis 5 ans les valeurs immuables d'humanisme, de fraternité,
de justice, d'égalité et de Droits de l'Homme, l'équipe
de la Coopérative de Mai assume en son âme et conscience
cette décision irrévocable, résultat de débats
attentifs et argumentés.»/ Par ailleurs, la Coordination
InterPride France (CIF) lance un appel à mobilisation aux marches
2005, qui débutent demain 28 mai à Angers et Reims, et s'achèveront
le 2 juillet à Marseille, pour «protester contre la présence
de ce chanteur, aux textes prônant la haine et le meurtre des homosexuels,
en vue d'obtenir l'annulation de l'ensemble des 10 dates restantes.»
Elle propose sur son site, en collaboration avec le Collectif contre l'homophobie
et l'Inter-LGBT, un ensemble de méthodes, argumentaires et communiqués
de presse à destination des individus et des associations locales
qui souhaitent agir./ par Emmanuelle Cosse" 25 mai à 14h03 : "France (Société)/
Tournée du chanteur homophobe Capleton en France : les annulations
des concerts s'enchaînent/ Après Reims, Lille et Toulouse,
Montpellier ou Paris pourrait être la prochaine ville de France
à annuler un concert du chanteur de reggae jamaïcain Capleton,
âgé de 38 ans. Auteur d'une quinzaine d'albums, le chanteur
de reggae devait débuter le 2 juin une tournée d'une dizaine
de dates en France. Mais plusieurs associations LGBT, à l'instar
de ce qui s'est déjà passé au Royaume-Uni (lire Quotidien
du 9 février), ont alerté les salles des spectacles du contenu
de certaines chansons de Capleton. On peut y entendre en effet : «All
boogaman and sodemites fi get killed/Tous les pédés et les
sodomites doivent être tués», «Bun out ah chi
chi, Blood out ah chi chi/Brûlez les pédés, saignez
les pédés», «Yow... String dem up and hang dem
up alive/Yow... Enchaînez- les et pendez-les vivants», «Dis
mamma earth sey none cyann survive/La terre-mère dit qu'aucun d'eux
ne doit survivre»./ Les responsables de la Cartonnerie à
Reims et de l'Aéronef à Lille ont ainsi décidé
d'annuler les concerts de l'artiste. «Le caractère violent
et homophobe des propos tenus par Capleton (...) est contraire aux valeurs
de tolérance, d'ouverture et de respect de l'autre que nous défendons»,
a expliqué dans un communiqué la direction de la salle lilloise.
À Toulouse, l'association Bleu Citron indique sur son site que
«suite à des problèmes logistiques liés au
transport de l'artiste, l'organisateur a décidé d'annuler
le concert de Capleton jeudi 2 juin au Ramier, ne pouvant garantir au
public un concert dans de bonnes conditions»./ Le Collectif contre
l'homophobie a demandé mardi 24 mai l'annulation du concert prévu
le 29 juin à Montpellier tout en rappelant que l'incitation à
la haine ou au meurtre constitue un délit passible de poursuites
pénales. «Ces sanctions sont encourues aussi bien par leurs
auteurs que par ceux qui facilitent d'une façon ou d'une autre,
la tenue de tels propos», ajoute le collectif qui envisage de saisir
la justice si le Rockstore de Montpellier n'annule pas le spectacle. L'inter-LGBT
a également demandé au Zénith de Paris de faire de
même. «Le 9 juin 2004, Brian Williamson a été
tué à Kingston, sans doute parce qu'il était l'un
des rares militants des droits humains à défendre les homosexuels.
La haine homophobe de Capleton, loin de relever de l'expression artistique,
rend légitime ces violences et les encourage», rappelle l'Inter-LGBT.»" 9 février : "Royaume-Uni (Société)/
Les associations suspendent la campagne contre les chanteurs homophobes/
Après quatre mois de négociations intenses, l’industrie
du disque et les associations homosexuelles ont trouvé un terrain
d’accord au sujet de la musique reggae et ragga. Les collectifs
gay et lesbiens qui militaient depuis plusieurs mois auprès des
salles de concert et des municipalités pour faire annuler les concerts
d’artistes (souvent jamaïcains) dont les paroles incitent parfois
tout bonnement au meurtre ont accepté de suspendre leur campagne
«Stop Murder Music». En échange, les maisons de disque
se sont engagées sur la base d’un accord mondial, qui implique
même l’industrie du disque en Jamaïque, à ne pas
produire de morceaux encourageant à la violence contre la communauté
gay. Peter Tatchell, de OutRage, qui participait aux pourparlers, espère
que ce sera «le début d’une nouvelle ère pour
la musique reggae»./ par Anouk Bergame" [i] Article de l'Union de Reims
consacré à l'affaire Capleton, le 20 mai 2005 :
"Incitation à l'homophobie : un concert annulé
à Reims/ Le chanteur de reggae jamaïcain Capleton ne chantera
pas à la Cartonnerie de Reims. Son concert a été
annulé hier pour cause d'incitation à la violence homophobe./
«L'HOMOSEXUALITÉ est contre l'humanité.. Brûlez
les gays.. Saignez-les.. Je tire sur les sodomites et les pédés.»
Quand l'équipe dirigeante de la Cartonnerie, nouveau haut lieu
régional de la musique amplifiée, a découvert l'exacte
teneur des paroles des chansons, le concert du Jamaïcain Capleton
a été immédiatement annulé. Une décision
prise hier par le président de la structure, adjoint à la
Culture de la ville, Mario Rossi./ Le concert, prévu le 18 juin,
venait d'être ajouté à la programmation arrêtée
depuis plusieurs mois. «Sur les 80 concerts programmés
par la Cartonnerie, nous n'assurons la responsabilité éditoriale
que pour une cinquantaine d'entre eux», indique Mario Rossi.
Pour le reste, nous mettons le lieu à la disposition de programmateurs
privés. Pour ce qui est de Capleton, le concert a été
programmé par l'organisateur de spectacles IANDI qui a déjà
décidé de nous attaquer»./ The prophet/ Les
concerts de Capleton, surnommé «the prophet»,
ont déjà fait l'objet d'annulations aux Etats-Unis, notamment
à San Francisco et à New Orleans./ Capleton fait en effet
partie d'un groupe de chanteurs de reggae jamaïcains qui incitent
ouvertement à la violence homophobe./ Parmi eux, Buju Banton. Les
paroles de ses chansons sont édifiantes : «Tirez
une balle dans la tête des queers, arrosez-les d'acide et brûlez-les
comme de vieux pneus de voiture». Ou encore le chanteur Beenie
Man qui tient des propos similaires./ Le fait est que ces trois «héritiers»
de Bob Marley, dont Capleton alias Clifton George Bailey, né en
1967, est le chef de file, remportent un vrai succès auprès
des amateurs de «reggae conscient» (inspiré
par Dieu) ou de dancehall./ Si la violence homophobe est très répandue
en Jamaïque où l'homosexualité est encore considérée
comme une infraction, Capleton se défend généralement
de chanter sur les scènes européennes ou américaines,
ses textes les plus extrémistes./ «Mais il nous est
impossible, en toute connaissance de cause, de programmer un seul concert
de ce type, même si la promesse nous est faite qu'aucune chanson
homophobe ne sera programmée», souligne Mario Rossi
qui ajoute que «la violence homophobe peut se manifester également
par des gestes ou des attitudes»./ Une tournée en France/
Capleton s'est produit plusieurs fois en France. Reims n'était
que l'étape d'une tournée qui débute le 2 juin
à Toulouse. «Nous sommes en contact avec la structure
Aéronef à Lille qui n'a pas encore pris de décision»,
confie l'adjoint à la Culture. En principe la tournée doit
s'achever à Paris le 26 juin./ Des affiches avaient commencé
à faire la promotion du concert. Elles vont être retirées.
Président de l'association rémoise de défense des
droits des homosexuels (Ex Aequo), Olivier Nostry se félicite de
n'avoir «pas même eu à intervenir»
comme l'ont fait en France déjà d'autres associations qui
ont fait interdire les concerts du Jamaïcain. Les Anglais eux, ont
déjà fait un pas de plus. Ils demandent la criminalisation
des paroles homophobes tenues par certains chanteurs. Il faut dire qu'en
Grande-Bretagne, les jeunes Anglais comprennent évidemment parfaitement
ces paroles./ Françoise Kunzé/ Crédit photographique/
Capleton, qui devait se produire le 18 juin à Reims, vient d'être
déprogrammé pour cause d'homophobie. Les affiches annonçant
le concert seront retirées./ Hervé OUDIN" [j] Erratum de l'association membre de la Fédération à Montellier, Angel 34 : "Montpellier, le mardi 7 juin 2005 - 13h54./ L'association Angel, basée à Montpellier, a été prise à parti dans divers communiqués et e-mails au sujet de l'"affaire Capleton" qui a visiblement séparé en deux les associations LGBT françaises. Nous avons souhaité être retirés du communiqué n°IC/CP/05/27 (diffusé en date du mardi 31 mai 2005) de la fédération Inter Centres LGBT du fait qu'il ne reflétait pas exactement notre position sur le sujet :/ En l'absence manifeste de volonté du chanteur Clifton Bailey/Capleton de présenter lui-même ses excuses préalablement à sa tournée en France, nous ne pouvons présumer de son changement de position quant aux propos homophobes qu'il a tenu par le passé./ L'argument opposé (pour la défense du chanteur et l'ouverture de pourparlers) par le tourneur français de Capleton et certaines associations françaises est que des accords ont été passés entre plusieurs labels de reggae et associations LGBT. À publication de ce communiqué, nous constatons avec tristesse que le fait que les associations françaises ne fassent pas partie de ces accords semble justifier aux yeux du label Nocturne et de nombreux distributeurs de maintenir la commercialisation en France d'albums incrimés pour leurs textes violemment homophobes./ Pour rappel, et bien que ces informations aient été largement relayées par les différentes associations LGBT françaises, voici les textes de la chanson Hang Dem Up de l'album "Live at the negril jamaica", toujours commercialisé en France :/ Yow....String dem up and hang dem up alive/ [Yow, string them up and hang them up alive]/ Bare batty man come round yah.../ [All queers who come around here]/ Dis mamma earth sey none cyann survive/ [This mama earth says none can survive]/ La culture jamaïcaine et le mouvement religieux auquel adhère le chanteur (le rastafarisme, très présent en Jamaïque) condamnent ouvertement l'homosexualité, ce qui constitue pour certains une forme de "circonstance atténuante". De plus, nous avons été surpris de lire pour la défense de Capleton que le feu a une dimension "purificatrice", ce qui en soit serait une bonne chose pour les homosexuels (sic!). Il est difficile de comprendre un tel argument, d'autant que ce dernier ne semble pas pouvoir justifier les appels à pendre ("hang them up alive"), saigner ("blood them"), et plus généralement tuer ("All boogaman and sodemites fi get killed") les homosexuels./ Compte tenu de ces constats (non exhaustifs et pourtant déjà révoltants), et jusqu'à ce que :/ - aient été retirés de la vente l'ensemble des produits de Capleton contenant des textes à caractères homophobes,/ - le chanteur ai formulé – lui-même – par écrit des excuses relayées aux différentes associations et fédérations LGBT,/ - le chanteur se soit engagé, lui-même et toujours par écrit, à ne plus produire, diffuser (sur quelque support que ce soit, autant gratuitement que pécunièrement), écrire, chanter, et tenir en public des propos homophobes, et ce partout dans le monde,/ nous maintiendrons notre volonté, aux côtés des associations françaises qui ont adopté ou adopteront cette position, de voir annuler l'intégralité des concerts de Capleton en France./ Par ailleurs, nous condamnons sévèrement l'ensemble des propos à caractère raciste que nous avons pu lire sur différents forums et qui auraient été envoyés directement au chanteur en Jamaïque suite à cette affaire./ Pour Angel 34,/ Le président, Guillaume Chauvin" [k] Crédit photographique :
Juin 2004 (libre de droits). Peter Tatchell (au centre) manifestant avec
l'association LGBT britannique "OutRage!" après
l'assassinat de Brian Williamson, le 9 juin 2004. L'INTER CENTRES LGBT fédère
les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 30 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Massy, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles. Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi ou trans à travers toute la France. Ils accueillent environ 30.104 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 21 Membres). L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le SNEG et par Connection. Elle est membre du Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations et des Gais et lesbiennes branchés.
PRESS RELEASE No.IC/CP/05/27 Fight against homophobia ("Sodomite and queer man, I shoot up... Whoa..." Despite these homophobic lyrics, Capleton is set to sing this month at Le Mans, Paris, Montpellier and Grenoble. The Federation of GLCs asks that his concerts be cancelled but we could reconsider if he agrees to talk with us) "Sodomite and queer man, I shoot up... Whoa... Burn out a queer, Blood out a queer... The same fire applies to lesbians..." These words by the Jamaican Reggae singer, Capleton, can't but bring to mind the murders, frequent in Jamaica, of lesbians, gays, bi's and trans'. They can only bring back to mind the murder, last June the 9th, of Brian Williamson, a member of the J-Flag association. While some of his concerts have been cancelled (in San Francisco and New Orleans) Capleton is due shortly for a tour in France. In Toulouse, the Bleue Citron Production company and the Ramier Hall have cancelled the concert scheduled for the 2nd of June (indicating that they "do not support these sort of remarks"). The Rennes GLC has secured the cancellation of the concert scheduled for the 8th of June. Rheims GLC has managed to get the concert planned for the 18th of June cancelled. (The Rheims' mayor's office condemned "words calling openly for the burning and murder of homosexuals".) "Agile", the GLC Federation's member association in Clermont-Ferrand, note the cancellation of the concert scheduled for the 23rd of June, as well as one by Sizzla, a performer of the same ilk, planned for the 5th of July. The Federation note the cancellation of the concert scheduled for the 24th of June in Reignier. Six concerts have been cancelled but another seven are still scheduled. Negotiations have taken place. On Thursday the 26th of May the Federation contacted Capleton's staff which pointed out that the singer was bound by an agreement reached on the 4th of February between the British LGBT association "OutRage!" and VP Records (Capleton's label). On Sunday the 29th of May, "ActionGays", the LGBT association in Brest, had agreed with Mediacom, a Rheims company, that they could read out a statement against homophobia and ask for a minute's silence before the start of the concert at Guipavas on the 5th of June. The Federation has asked to meet Capleton to confirm that he will stick strictly to the deal agreed with "OutRage!". They could see the agreement worked out with ActionsGay being extended to the six other towns or cities where concerts are planned. For all that, negotiations set for the 26th of May look uncertain. In August last year, Rheims GLC tried to get the concerts of the Jamaican singer, Buju Banton, cancelled and had already approached Mediacom (who organise his tours too). Mediacom certainly agreed that "we need absolutely to respect the laws of every country we find ourselves in" but they stated that "the situation of homosexuals... is very different... in Jamaica, where homosexuality is against the law"! What is more, on the 17th of May, responding to HOMogênE (the Federation's member association in Le Mans), Mediacom "gave assurances" that "Capleton did not make any discriminatory remarks during his concerts"! In the absence of any involvement of Capleton himself in the dialogue begun on the 26th of May, HOMogênE, "An Nou Allé !", Angel 34 and C.I.GA.LE. state quite clearly that his words could come under the law of the 30th of December 2004 and ask for the cancellation of the concerts scheduled for the 7th of June at Le Mans (72), the 26th at Paris (75), the 29th at Montpellier (34) and the 30th at Grenoble (38). The Federation asks for the cancellation of concerts planned for the 3rd of June at Pierric (44) and the 17th at Nice (06). [English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated by T.E.] No homophobic singers!
V10IC__200506010402ICPI/V09ICC_200506010002RLG_/ R11-2 / 1-2 Non aux chanteurs homophobes
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp21.html Mis en ligne le 1er juin 2005. Mis à jour le 8 juin 2005 INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs) Données à jour au 11 octobre 2004 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à l'utilisation des données du présent site Internet. L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |