Lutte contre les discriminations et pour l'égalité "ILGA-EUROPE PARIS 2005" ET LA FÉDÉRATION DES CGL APPELLENT ("ILGA-Europe Paris 2005" et l'INTER CENTRES
LGBT
§1-/ "ILGA-Europe
Paris 2005" et la Fédération des CGL appellent à
une Journée mondiale de lutte contre l'homophobie/ Si
certaines évolutions récentes de la société
française vont indubitablement dans le sens d'un meilleur respect
des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT), il ne faut pas oublier
que ces évolutions ne font que rattraper, bien lentement, un retard
considérable. Bien des discriminations demeurent en France. Au-delà
de nos frontières, il n'est souvent pas même question de
rattraper un retard qui ne fait que s'aggraver. La situation de nos frères
et surs LGBT de l'étranger nous concerne de près.
La solidarité que nous leur devons n'est pas seulement une obligation
morale ; elle est aussi l'un des axes d'une stratégie bien comprise
de lutte contre les discriminations en France même. Il s'agit de
faire comprendre, par une pression constante pour l'égalité,
que nous n'admettrons aucun recul dans notre marche vers l'égalité,
quand bien même un recul nous laisserait dans une situation moins
défavorable que nos frères et surs de l'étranger.
Il s'agit de faire comprendre que ce ne sont pas nos avancées qui
seraient excessives, mais bel et bien leurs retards qui sont inadmissibles.
§2- L'évolution positive des sociétés occidentales ne doit pas élargir l'incompréhension entre les cultures du monde. Nous revendiquons le respect de toutes les personnes LGBT, ici comme dans le reste du monde. Nous sommes particulièrement attentifs à la situation de nos amiEs de certains pays d'Europe de l'Est comme la Pologne ou la Serbie, ainsi que des pays du Sud de la Méditerranée et du Moyen-Orient. Pour ces raisons, pour d'autres, une Journée mondiale de lutte contre l'homophobie répondrait à nos attentes. En nous permettant de mieux informer les FrançaiSEs sur la situation LGBT en France comme dans le monde, une telle Journée permettrait in fine de mieux accueillir et de mieux défendre les 23.000 personnes qui demandent chaque année le soutien des CGL de France et de leurs Membres associés. À titre de comparaison, il est possible de relever que la Journée internationale de la femme a eu cet effet bénéfique sur la condition féminine en France. §3- Des premières initiatives ont déjà été menées par les Membres de la Fédération des CGL. Depuis mars 1999, les "Flamands roses", association membre du CGL de Lille, organisent chaque année une Journée marquée par un temps de forte visibilité (manifestation en centre-ville) et par un temps de débat et de réflexion (avec notamment des politiques et des associatifs) : "Homophobie et police" en 2002, "Homophobie dans l'éducation" en 2003, "Homophobie au travail" en 2004. Le 2 juin dernier, SOS homophobie et le CGL de Paris ont organisé une "Journée régionale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie", parrainée par le Conseil régional d'Île-de-France. Aujourd'hui, "ILGA-Europe Paris 2005" et la Fédération française des CGL signent l'appel "Vers une Journée mondiale de lutte contre l'homophobie" lancé par Louis-Georges Tin, président de "An Nou Allé !" (Membre associé de la Fédération en Martinique), directeur du Dictionnaire de l'homophobie paru en 2003. C'est une journée pour les libertés et pour la solidarité internationale qu'ils souhaitent ensemble voir advenir ; une journée pour la paix. §4- Le texte de l'appel, une liste de premiers signataires et un argumentaire détaillé sont disponibles en pièces jointes. [a] [b]
[a] VERS UNE JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE L'HOMOPHOBIE Pour une reconnaissance internationale des lesbiennes, des gais, des bi et des trans "Selon une opinion largement répandue, l'homosexualité serait aujourd'hui plus libre que jamais : partout présente et visible, dans la rue, dans les journaux, à la télévision, au cinéma, elle serait même tout à fait acceptée, ce dont témoignent apparemment, dans plusieurs pays, les récentes avancées législatives sur la reconnaissance des couples de même sexe. Certes, quelques ajustements demeurent nécessaires pour éradiquer les dernières discriminations, mais avec l'évolution des mentalités, ce ne serait en somme, selon certains, qu'une simple affaire de temps, le temps de faire aboutir un mouvement de fond lancé depuis plusieurs décennies déjà. "Pour l'observateur un peu plus attentif, la situation est globalement bien différente : et à vrai dire, le XXe siècle a sans doute été une des périodes les plus violemment homophobes de l'Histoire : déportation dans les camps de concentration sous le régime nazi, goulag en Union soviétique, chantages et persécutions aux Etats-Unis à l'époque de McCarthy... Évidemment, tout cela peut sembler loin. Mais bien souvent, les conditions d'existence dans le monde d'aujourd'hui restent très défavorables. L'homosexualité est partout discriminée ; dans quatre-vingts Etats au moins, les actes homosexuels sont condamnés par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Ethiopie, Liban, Jordanie, Arménie, Koweït, Porto Rico, Nicaragua, Bosnie ) ; dans plusieurs pays, cette condamnation peut aller au-delà de dix ans (Nigeria, Libye, Syrie, Inde, Malaisie, Cuba, Jamaïque ) ; parfois, la loi prévoit la détention à perpétuité (Guyana, Ouganda). Et dans une dizaine de nations, la peine de mort peut être effectivement appliquée (Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite ). En Afrique, récemment, plusieurs présidents de la république ont brutalement réaffirmé leur volonté de lutter personnellement contre ce fléau selon eux "anti-africain". Même dans d'autres pays où l'homosexualité ne relève pas du code pénal, les persécutions se multiplient. Au Brésil par exemple, les Escadrons de la mort et les "skin heads" sèment la terreur : 1.960 meurtres homophobes ont pu être recensés officiellement entre 1980 et 2000. Dans ces conditions, il paraît difficile de penser que la "tolérance" gagne du terrain. Au contraire, dans la plupart de ces Etats, l'homophobie semble aujourd'hui plus violente qu'hier. La tendance n'est donc pas à l'amélioration générale, tant s'en faut. "C'est pourquoi nous proposons cette Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Elle a pour but d'articuler action et réflexion afin de lutter contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques liées à l'orientation sexuelle ou à l'identité de genre. Elle entend susciter, soutenir et coordonner toutes initiatives contribuant à l'égalité entre les citoyens en la matière, de jure, mais aussi de facto, et cela dans tous les pays où cette démarche sera possible. L'organisation d'une journée de lutte contre l'homophobie dans chaque pays permettra d'inscrire nos luttes dans une démarche de solidarité avec toutes les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT) du monde entier. Mais il s'agit aussi d'inscrire nos luttes dans une démarche plus globale de défense des droits humains. Depuis plusieurs décennies, dans le monde entier, de nombreuses actions ont été menées dans cette perspective, non sans succès d'ailleurs. Nous nous situons dans cette lignée : nous voulons renforcer les expériences engagées, donner plus de visibilité aux tentatives futures et nous en appelons aux instances nationales et internationales afin qu'elles inscrivent cette Journée dans l'agenda officiel, à l'instar de la Journée internationale de la femme ou de la Journée mondiale de lutte contre le sida. La reconnaissance d'une telle Journée serait ainsi un engagement clair de la communauté internationale. Elle s'est mobilisée contre de nombreuses autres formes de discriminations et de violences sociales, mais pas encore sur ces sujets. Voici l'occasion." Ce texte a été rédigé par Louis-Georges Tin, directeur du Dictionnaire de l'homophobie (Presses Universitaires de France, 2003), président de "An Nou Allé !", Association des lesbiennes, des gais, des bi & des trans de Martinique et de leurs amiEs en vue de constituer et d'animer un CGL en Martinique (Membre associé, Association affinitaire de la Fédération française des CGL). Si vous aussi vous soutenez cette initiative, et si vous souhaitez que cette Journée de lutte contre l'homophobie soit inscrite officiellement au calendrier national et international, vous pouvez signer cette pétition sur http://www.ilga.org. PARMI LES PREMIERS SIGNATAIRES DE L'APPEL FIGURENT : Académie Gay et Lesbienne, Act Up-Paris, A Gauche En Europe (AG2E), Amnesty International France, ARDHIS, Association des Parents et futurs parents Gais et Lesbiens (APGL) , Association européenne pour la défense des droits de l'Homme (FIDH-AE), L'Autre Cercle, L'Autre Cercle IDF, Bagdam Espace Lesbien, Beit-Haverim, CARITIG, Centre Gai et Lesbien de Lille, Coordination des Lesbiennes en France, Collectif Contre l'Homophobie de Montpellier, Conservatoire des Archives et des Mémoires homosexuelles, David et Jonathan, Etudes et Recherches sur les Orientations Sexuelles (EROS), Femmes publiques, Les Flamands roses, la FSU, Gay-Kitsch-Camp, Homosexualités et Socialisme (HES), Homoboulot, International Lesbian and Gay Association, ILGA-Europe Paris 2005, Inter LGBT, INTER CENTRES LGBT, Ligue des Droits de l'Homme (France), Ligue des Droits de l'Homme (Belgique), La Lune, Mémoire Gaie, Les Panthères roses, Sida Info Service, SNEG, SOS homophobie, ET : Pierre Albertini (historien, lycée Condorcet), David Auerbach (responsable associatif), Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris), Robert Badinter (sénateur, ancien ministre), Nicolas Balutet (hispaniste, Université de Strasbourg), Christine Bard (historienne), Celia Baudu (technicienne), Denis Baupin (adjoint au maire de Paris), Edouard Bera (avocat au barreau de Paris), Sandra Boehringer (historienne, Université de Strasbourg), Flora Bolter (responsable associative), Eric Bordas (littéraire, Université Paris III), Daniel Borrillo (juriste, Paris X-Nanterre), Patrick Bray (doctorant, Harvard), Luc Brisson (philosophe, CNRS), Hussein Bourgi (chargé de mission, mairie de Montpellier), Marie-George Buffet (députée, ancienne ministre), Pierre-Olivier de Busscher (directeur de Sida Info Service), Patrick Cardon (éditeur), Alexandre Carelle (cadre culturel), Sylvain Cavaillès (écrivain) , Thomas (bibliothécaire, Université de Savoie), George Chauncey (historien, Université de Chicago), Sébastien Chauvin (sociologue, Université de Chicago), Natacha Chetcuti (doctorante, sociologie, EHESS), Michel Chomarat (Chargé de mission, mairie de Lyon), Lionel Choukroun (Directeur des Ressources Humaines), Micheline Convert (retraitée), Marianne Closson (littéraire, université d'Artois), François Cusset (écrivain), Erwann Debos (ingénieur), Orion Delain (photographe), Christine Delphy (sociologue, CNRS), Catherine Deschamps (sociologue), Florence Dupont (latiniste, Paris VII), Laurent Fabius (député, ancien premier ministre), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michael Faure (sociologue), Maggie Flinn (littéraire, Université d'Illinois), Olivier Ferrand (maire adjoint du 3e arrdt de Paris), Geneviève Fraisse (philosophe, CNRS, députée au Parlement européen), Sandra Céline Frey (socio-politologue), Anne-Francoise Garreta (écrivaine, littéraire Rennes II), Monseigneur Gaillot (évêque), Christophe Girard (adjoint au maire de Paris), Christophe Gendron (éditeur), Raymonde Gérard (professeur de lettres honoraire, université de Picardie), Martine Gross (ingénieur de recherches, CNRS), David Halperin ( helléniste, philosophe, University of Michigan), Christelle Hamel (sociologue, EHESS, Université de Dijon), Serge Hefez (psychiatre), Ghislaine Hierso (économiste), Sylvie Hierso (professeur de lettres), Armand Hotimsky (sexotherapeute), Guillaume Huyez, (sociologue, EHESS), Christiane Klapisch-Zuber (historienne, EHESS), Marc Jaffeux (auteur dramatique, librettiste), Jean-Louis Jeannelle (littéraire, Université Paris IV), Gildas Le Berre (poète, responsable associatif), Raphaëlle Legrand (musicologue, Paris IV), Gonzague de La Rocque (médecin, sexologue) , Patrick Lozès (pharmacien), Noël Mamère (député, maire de Bègles), Philippe Mangeot (rédacteur en chef, Vacarme), Stéphane Martinet (maire adjoint du 11e arrdt de Paris), Joelle Matos (productrice, Canal +), Philippe Meynard (conseiller municipal de Barsac), Rostom Mesli (responsable associatif), Mohammed Mezziane (étudiant, EHESS), Jean-Pierre Michel (senateur, conseiller général), Janine Mossuz-Lavau (politologue, EHESS), Pierre Moscovici (député, ancien ministre), Cyril Nouveau (économiste, ENS, Cepremap), Ruwen Ogien (philosophe, CNRS), Guilhem de Pastors (communiquant), Alain Piriou (responsable associatif), Evelyne Pisier (professeur de droit public et de sciences politiques, Paris I), Jean-Manuel de Queiroz (sociologue, Rennes II), Jean-Christian Régnier (journaliste), Matteo Residori (italianiste, Paris III), Thierry Revol (médiéviste, Université Strasbourg II), Angelo Rinaldi (de l'Académie francaise, rédacteur en chef du Figaro littéraire), Yannick Ripa (historienne, Paris VIII) , Jean-Luc Romero (président d'Aujourd'hui, Autrement), Malik Salemkour (cadre territorial), Thierry Schaffauser (travailleur du sexe), Georges Sidéris (historien), Robert Simon (administrateur civil), Pierre Serne (conseiller municipal de Vincennes), Vincent Simonet (littéraire, Université de Reims), Anne Sinclair (journaliste), Anne Souyris (conseillère régionale), Alexis Spire (sociologue, CNRS), Dominique Strauss-Kahn (député, ancien ministre), Florence Tamagne (historienne, Université de Lille), Michel Tubiana (avocat), Helene Vecchiali (consultante en ressources humaines), Paul Veyne (historien), Dominique Voynet (ancienne ministre, sénatrice), Malik Zidi (acteur). CORRESPONDANTS ÉTRANGERS : Angleterre : Peter Tatchell ; Belgique : Dan Vam Raemdoncq ; Brésil : Luiz Mott ; Bulgarie : Aksinia Gentcheva ; Canada : Pierre Blain ; Colombie : Juan Pablo Cadavid ; Corée : Huso Yi ; Equateur : Francisco Guayasamin ; Espagne : Pedro Gonzalez Perez ; Inde : Ashok Row Kavi ; Irlande : Brian Finnegan ; Malaisie : Au Waipang ; Pologne : Yga Kostrzewa, Michal Pawlega ; Portugal : Fernando Cascais, Albino Cunha, Paulo Corte-Real ; Ukraine : Vlasdilav Topchev. [b] SEPT QUESTIONS A PROPOS DE LA JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE L'HOMOPHOBIE 1° Quels sont les objectifs pratiques de cette Journée ? En pratique, notre premier objectif est de susciter des
actions. Elles pourront prendre des formes très diverses :
un débat dans une classe, une exposition dans un café, une
animation dans la rue, une émission à la radio, une projection
dans une maison de quartier, une table ronde organisée par un parti
politique, un concours de nouvelles lancé par un journal, une campagne
de sensibilisation menée par un syndicat, etc. Ces initiatives
pourront êtres portées par des associations LGBT (lesbiennes,
gaies, bi et trans), par des organisations de défense des droits
humains, mais aussi par des citoyennes et des citoyens de tous horizons.
En effet, aujourd'hui, de nombreuses personnes qui ne s'intéressaient
pas spécialement à l'homosexualité se sentent de
plus en plus interpellées par ce problème qu'est l'homophobie. 2° Vaut-il mieux parler d'homophobie, ou de LGBTphobie ? Le mot "LGBTphobie" devrait permettre de tenir
compte à la fois des lesbiennes, des gais, des bi et des trans.
Malheureusement, ce qu'on voudrait gagner en visibilité, on le
perd en fait en lisibilité. Le mot "homophobie" est aujourd'hui
connu, et reconnu, dans un grand nombre de pays. Le mot "LGBTphobie"
est, lui, à peu près inconnu dans la plupart des pays du
monde. Par ailleurs, certains suggèrent même LGBTQphobie
pour inclure les "queer". Pourquoi pas en effet ? 3° Qu'en est-il justement des autres discriminations ? Cette Journée contre l'homophobie ne risque-t-elle pas des les occulter ? Non. S'il importe d'envisager la Discrimination comme
un phénomène général, il est nécessaire
de la combattre aussi sous ses formes spécifiques et l'homophobie
est l'une de ces formes. Faute de quoi, le discours et l'action demeurent
dans l'abstraction, dans l'indifférenciation, si ce n'est dans
la confusion. 4° En quoi la Journée Mondiale se distingue-t-elle de la Marche des Fiertés ? Ces deux événements se distinguent précisément
dans la mesure où ils se complètent : 5° Parler d'homophobie, n'est-ce pas se complaire dans une attitude de victimes ? Il est peu probable que les victimes de l'homophobie
aient lieu de se complaire dans un pareil rôle. Les actes et les
discours homophobes sont une réalité qu'on ne peut (plus)
ignorer. Notre but est précisément de dénoncer les
violences passées et présentes pour prévenir, ou
du moins limiter, les violences futures. Le problème n'est pas
l'homosexualité, mais l'homophobie : nous devons donc concentrer
nos efforts sur ce terrain. 6° La Journée Mondiale prendra-t-elle la même forme un peu partout ? C'est peu probable. L'homophobie prenant des formes très
diverses selon les espaces géographiques ou sociaux, les réponses
apportées seront certainement très différentes elles
aussi. 7° Quel est donc le calendrier des actions à venir ? Dans un premier temps, sur la base du texte proposé,
nous voulons obtenir un maximum de signatures, par internet ou sur papier,
dans un maximum de pays. Elles peuvent émaner d'associations LGBT,
d'associations liées à la défense des droits humains,
de syndicats, de partis politiques, de citoyennes, de citoyens, etc. Nous
souhaitons également obtenir le soutien de l'ILGA (International
Lesbian and Gay Association) et de ses branches continentales lors des
prochaines réunions (à Katmandou, Budapest et Santiago du
Chili). Louis-Georges Tin L'INTER CENTRES LGBT fédère
les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 33 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les huit CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris, Reims et Toulouse, et leurs 25 Membres associés à Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Marseille, Mont-de-Marsan, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Tours, Troyes et Valence. Les 33 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 2.363 militantEs et 125 organisations LGBT à travers toute la France. Les 33 Membres de l'INTER CENTRES LGBT accueillent environ 23.438 personnes par an (données 2003 recueillies auprès de 12 Membres sur 33). L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. (French Gay and Lesbian Centers Federation) PRESS RELEASE N°IC/CP/04/21 The struggle against discrimination, and for equality "ILGA-EUROPE PARIS 2005" AND THE FRENCH GAY AND LESBIAN CENTERS FEDERATION CALL FOR AN INTERNATIONAL HOMOPHOBIA AWARENESS DAY ("ILGA-Europe Paris 2005" and "INTER CENTRES LGBT" sign up to an appeal launched by the French intellectual Louis-Georges Tin) §1-/ "ILGA-Europe Paris 2005" and the French Gay and Lesbian Centers Federation call for an International Homophobia Awareness Day/ Undoubtedly, the situation of lesbian, gay, bi and trans (LGBT) people went better in the last few years, and they are more respected now, but it should not be forgotten that these slow developments do nothing to compensate for what has been a considerable delay. Discrimination remais very common here in France. Abraod, the question is not about making up for lost time, but it is about preventing things from being worse. The situation of our LGBT foreign brothers and sisters is very close to our hearts. We express solidarity with them not only as a duty. This is also one of the key points of an all-inclusive strategy in the fight against discrimination in France itself. Our goal is to make clear, by constant pressure in regard to equality, that we shall not admit of any retreat in the forward march towards this equality, even if a retreat might leave us in a slightly better situation than our foreign brothers and sisters. According to us, what is unacceptable is not the advances we could make, as some seem to believe, but the delays our overseas friends have to face before equality. §2- The positive evolution of the Western societies should not generate more incomprehension between the cultures of the world. We support LGBT people and we claim for respect, here as in the rest of the world. We feel particularly concerned with the situation of our friends from some coutries such as Poland or Serbia, and our friends from some Mediterranean and Middle East countries. For these and other reasons, the International Homophobia Awareness Day will respond to the needs of French Gay and Lesbian Centers. It allows them to supply better information on LGBT questions to the French society. The Day would also improve their ability to help and defend the 23,000 people each year, in France, who seek their support. (In comparison, we can reveal that International Womens Day had such a beneficial effect on the condition of women in France.) §3- Some early initiatives in this direction have already been carried out by members of the French Gay and Lesbian Centers Federation. Ever since March 1999, "les Flamands roses", an associate member of the Gay and Lesbian Center of Lille, has organized an annual Day to promote a high level of LBGT visibility and to include time for debate and reflexion. "Homophobia and Police Force" was the 2002 theme, followed by "Homophobia in Education" in 2003, and, recently, "Homophobia in the Workplace" in 2004. Moreover, recently, on June 2nd, French association "SOS homophobie" and Gay and Lesbian Center of Paris sponsored by the Regional Council of Île-of-France, organized a "regional day of action against homophobia, lesbophobia, biphobia and transphobia". Today, "ILGA-Europe Paris 2005" and the French Gay and Lesbian Centers Federation signed up to an appeal "Towards an International Homophobia Awareness Day" launched by Louis-George Tin, president of "An Nou Allé!" (associate member of the Federation in Martinique), and chief editor of the Dictionnaire de l'Homophobie (Presses Universitaires de France, 2003). This initiative should favour international solidarity and peace, which they want to promote. [English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated thanks to T.E.] [a] TOWARDS AN INTERNATIONAL HOMOPHOBIA AWARENESS DAY For an international recognition of Lesbians, Gays, Bisexuals, and Trans People "According to an opinion widely held, homosexuality is said to be freer today than ever before. It is present and visible everywhere : in the street, in the newspapers, on television, at the movies. It is even supposedly completely accepted, judging by the recent legislative advances made in many countries for the recognition of same sex couples. Certainly, some work remains necessary in order to eradicate the last vestiges of discrimination. But with changing public opinion, it will only be, according to some people, a matter of time, the time needed for a movement begun many decades earlier to achieve its goals. "For the slightly more attentive observer, the situation is globally very different. To tell the truth, the 20th century has undoubtedly been one of the most violently homophobic periods of history: deportation to concentration camps under the Nazi regime, Soviet gulags, blackmail and persecution in the United States in the McCarthy era... Obviously, all of that can seem very distant to us now. But quite often living conditions in the world today remain very unfavorable. Homosexuality is discriminated against everywhere: in at least 80 countries, homosexual acts are forbidden by law (Algeria, Senegal, Cameroon, Ethiopia, Lebanon, Jordan, Armenia, Kuwait, Puerto Rico, Nicaragua, Bosnia...); in many countries, the punishment can exceed ten years in prison (Nigeria, Libya, Syria, India, Malaysia, Cuba, Jamaica...); sometimes, the law prescribes life imprisonment (Guyana, Uganda). And in a dozen countries, capital punishment may be actually carried out (Afghanistan, Iran, Saudi Arabia...). In Africa, recently, several presidents have brutally acted on their will to combat personally this "scourge" which they consider "anti-African". Even in other countries where homosexuality is not considered a crime, persecutions have multiplied. In Brazil, for example, death squads and skin heads spread terror: 1,960 homophobic murders have been officially reported between 1980 and 2000. In these conditions, it is difficult to think that "tolerance" is gaining ground. On the contrary, in the majority of these nations, homophobia appears more violent today than ever before. The tendency is not, therefore, towards a general improvement, far from it. "This is why we propose an International Homophobia Awareness Day. It will have as a goal to articulate action and reflection in order to struggle against all physical, moral, or symbolic violence related to sexual orientation or to gender identity. It intends to inspire, support, and coordinate all initiatives contributing to the equality among citizens in right, as well as in fact, and to achieve this in all countries where action is possible. The organization of an official day for the fight against homophobia in each country will allow us to place our struggle within a campaign of solidarity with all Lesbian, Gay, Bisexual, and Trans persons (LGBT) around the world. But it is also a question of placing our struggle within a wider campaign for the defence of human rights. For many decades now, across the globe, numerous actions have been led in this perspective, not without success. We see ourselves as inheritors of this tradition: we want to reinforce the achievements already won, we want to give more visibility to future causes, and we call upon national and international public authorities to recognize this Day in the official calendar, following the example of the International Women's Day or World Aids Day. The recognition of such a Day would then be a determined commitment on the part of the international community, which has already come together to fight many other forms of discrimination and social violence, but has not yet addressed subjects related to LGBT rights. Now is the time." This text was written by Louis-Georges Tin, editor of the Dictionnaire de l'homophobie (Presses Universitaires de France, 2003). If you also support this initiative, and if you want there to be an International Homophobia Awareness Day officially recognized on the national and international calendar, please sign and encourage others to sign this petition. [b] SEVEN QUESTIONS AND ANSWERS ABOUT THE INTERNATIONAL HOMOPHOBIA AWARENESS DAY 1) What are the practical objectives of this Day? In practice, our first objective is to
provoke action. Actions could take on a number of different forms: a debate
in the classroom, an exhibition in a cafe, a demonstration in the street,
a radio program, a screening in a neighbourhood home, a round table organized
by a political party, a short story competition sponsored by a newspaper,
an awareness campaign led by an association, etc. These initiatives could
be backed by LGBT (Lesbian, Gay, Bi, Trans) associations, by human rights
organizations, but also by women and men of any background and interest.
In fact, today many people who are not specifically interested in questions
of homosexuality are worried about the problem of homophobia. 2) Is it better to talk about homophobia, or LGBTphobia? The word "LGBTphobia" is supposed
to allow the inclusion at the same time of Lesbians, Gays, Bisexuals,
and Trans people. Unfortunately, what is gained in inclusiveness is lost
in readability. The word "homophobia" is today known and recognized
in a large number of countries. The word "LGBTphobia" is relatively
almost unknown to the majority of countries in the world. Moreover, some
people suggest "LGBTQphobia" in order to include "queer"
people. And why not ? 3) What is the status of other types of discrimination? Does this Homophobia Awareness Day risk obscuring them? No. Since it is important to invision
Discrimination as a general phenomenon, it is necessary to fight it also
in its specific forms and homophobia is one of these forms. Without
which, discussion and action would lead into abstraction, indifference,
if not all out confusion. 4) In what way does the International Homophobia Awareness Day differ from Gay or LGBT Pride Day? The two events differ precisely in as
much as they complement one another : 5) Don't those who speak out against homophobia just like portraying themselves as victims? It is unlikely that victims of homophobia
take pleasure in being victimized. Homophobic acts and speech are realities
that we must not ignore (any longer). Our objective is precisely to denounce
past and present violent acts in order to avert, or at least to limit,
future ones. The problem is not homosexuality, it is homophobia : we must
therefore focus our efforts on the root of the problem. 6) Will the International Day Against Homophobia be organized in a similar way throughout the world? This is unlikely. Since homophobia manifests
itself differently in different social and geographic climates, the appropriate
responses to it will also certainly be different as well. 7) What is the schedule for upcoming events? First, we want to obtain a maximum number
of signatures in support of the proposed text, via the internet or on
paper, in a maximum number of countries. They may come from LGBT associations,
human rights groups, labor unions, political parties, concerned citizens,
etc. We also want to guarantee the support of the ILGA (the International
Lesbian and Gay Association) and its continental branch offices at upcoming
meetings (in Kathmandu, Budapest and Santiago, Chili). Louis- Georges Tin (Translation from the French by Flora, Patrick, and Stephen)
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Mis en ligne le 9 octobre 2004 INTER CENTRES LGBT Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o JEn Suis, JY Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Huit Membres titulaires : Arc-en-ciel 31 (Toulouse), CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, JEn Suis, JY Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie Vingt-trois Membres associés : Alter Égaux (Nancy), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François Garrido de lancienne Maison de lhomosocialité de Bordeaux, Bernadette de lancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de lancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs) Données à jour au 5 mai 2004 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à lutilisation des données du présent site Internet. LINTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |
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